Pourquoi Marseille Fos affiche un état d’esprit conquérant
Laurence Bottero
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Certes, Elisabeth Ayrault y est allé d'un « annus horibilis » que d'autres présidents de conseil de surveillance auront tout autant envie d'emprunter pour qualifier les douze mois qui viennent de s'écouler. Mais à y regarder de plus près, Marseille-Fos ne va pas si mal ou même plutôt bien, étant donné le contexte mondial, bien sûr.
Oui, le trafic global a chuté - de l'ordre de 12,7% - mais d'autres infrastructures portuaires, comme Gênes ou Barcelone ont souffert davantage, précise aussi Elisabeth Ayrault. Si 2020 a été horrible et déstabilisante, elle a aussi été une année riche, de différentes façons, pour le port. Ceci expliquant cela.
2020 c'est par exemple l'année où le Grand Port Maritime a confirmé sa transition énergétique en devenant « un hub européen » pour ce qui concerne le soutage au GNL, à l'instar de Rotterdam ou Singapour, notamment pour l'armateur mondial, basé à Marseille, CMA CGM. Mais au-delà de satisfaire l'un des principaux acteurs maritimes mondiaux, c'est surtout la mise à disposition de fait, de ce soutage au Gaz naturel liquéfié, qui est possible pour tout client du port. Un avantage indéniable qui remplit parfaitement la feuille de route qui trace le cap « smart port » du GPMM.
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L'autre élément qui porte la dynamique de Marseille Fos, et non des moindres, c'est le plan d'investissement. Ambitieux, inscrit dans le précédent projet stratégique qu'avait validé Jean-Marc Forneri, président du conseil de surveillance, disparu fin décembre, il n'a pas ralenti sa cadence en 2020, voyant 51 M€ injectés pour 350 opérations. Ce qui forcément envoie un signal fort urbi et orbi. Surtout, la même cadence devrait être maintenu et 342 M€ être à leur tour consacrés à divers projets à horizon 2024. « Notre trajectoire de Capex est maintenue », appuie Elisabeth Ayrault. « Les investissements prévus sont en phase avec les évolutions de la société. Nous sommes également dans la lignée des plans de relance. Nous sommes lucides. Les crises sont toujours des révélateurs. Et la crise a démontré le rôle essentiel de Marseille Fos dans l'approvisionnement du pays ».
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