Bruno Jonchier, directeur réseau APEC : « Le vrai sujet des entreprises, c’est la conservation des compétences »
Laurence Bottero
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C'est un réel challenge qui attend Bruno Jonchier à la tête du réseau national de l'association pour l'emploi des cadres. Une mission que le directeur de l'APEC pour le Sud et la Corse a accepté, à un moment charnière, tant pour l'APEC elle-même - qui s'est dotée d'une raison d'être - que dans le contexte économique que l'on connaît, où les enjeux ne manquent pas.
L'APEC va en effet entamer un troisième mandat de service public. Ce qui est aussi, pour l'association, une opportunité de « nous réinventer dans ce contexte », indique Bruno Jonchier. L'APEC, outre le fait de se doter d'un nouveau logo, s'est donc surtout doté d'une raison d'être. Qui dit « l'engagement pour une action efficace, inclusive et prospective au service de l'intérêt général et du dynamisme des territoires, pour les cadres, les jeunes diplômés et les entreprises ».
Une façon de se positionner en accord avec une tendance qui tend à s'affirmer de plus en plus dans l'entreprenariat, encouragée par la loi PACTE. Une façon aussi de montrer que l'APEC n'est pas totalement ni éloignée, ni étrangère aux problématiques des entreprises.
Pour Bruno Jonchier, l'objectif va donc être d'animer, dans un mouvement d'ensemble, les douze régions et les territoires ultra-marins, et de définir avec la direction générale - assumée par Gilles Gateau - les nouvelles orientations et la stratégie qui va avec.
Tout cela dans un contexte général qui a vu l'année 2020 être bouleversée pour ce qui est de l'emploi des cadres. « Nous avons assisté à un renversement du marché », rappelle Bruno Jonchier, avec une baisse de 40 % des recrutements envisagés en prévision en 2020, en période alors avant Covid-19.
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Sauf que 2021 est une période particulière, où il existe un Plan de relance et où c'est justement à l'après-crise que doivent se préparer les entreprises.
Des entreprises qui « doivent ouvrir les chakras », plaide Bruno Jonchier. Car si la baisse massive des offres d'emploi s'est freinée, « cela reste fragile ». Des offres d'emploi, canal finalement classique, qui demeure « le canal principal à 80% », les autres canaux tels LinkedIn ou autre réseau social, ne l'emportant pas encore. « Il existe encore beaucoup d'incertitudes. Les entreprises sont préoccupées par leur trésorerie et réfléchissent à comment se projeter dans l'avenir ».
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