Immobilier tertiaire : Aix-Marseille résiste et s’adapte
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
On pouvait s'attendre à pire. Finalement, 2020 aura été suffisamment clémente pour le marché tertiaire aussi bien à Aix-en-Provence qu'à Marseille. Et ce sont bien évidemment les chiffres, publiés par BNP Paribas Real Estate - qui permettent de le mesurer. Ainsi, 136 000 m2 ont été placés sur l'ensemble du périmètre métropolitain, une donnée significative car elle place Aix-Marseille Provence au 3ème rang des métropoles régionales, juste derrière Lyon et Lille, une très bonne nouvelle, considérant, « que les années précédentes, Aix-Marseille Provence avait été expulsé du podium par Bordeaux et Toulouse », tient à souligner Nicolas Treich, directeur en charge des transactions pour le groupe immobilier. 136 000 m2 placés, c'est -8 % par rapport à 2019 alors que d'autres métropoles accusent « de -35 % à -45 % ».
Et si Aix-Marseille Provence fait preuve de tant de résilience, c'est parce que le territoire a vu « de grands deals rares » prendre forme quand d'autres métropoles subissent les « incertitudes des grands groupes ».
Dans ce contexte bouleversé et dont on ne sait pas vraiment de quelle façon il impactera l'usage de demain, 2021 « s'annonce plutôt bien », bénéficiant qui plus est des dossiers prévus pour être finalisés en 2020 et qui, repoussés, le seront donc au cours des prochains mois. « Les utilisateurs naviguent à vue », reconnaît Nicolas Treich, précisant que si « certains sont obligés de bouger », pour cause de fin de bail par exemple, « d'autres restent attentistes ».
Avec 70 000 m2 placés intra-muros en 2020 soit un -24% pas si médiocre, Marseille réagit en fonction de ce dont elle disposait dans son escarcelle, à savoir peu d'immeubles neufs et de qualité. Locomotive habituelle, Euroméditerranée a fait face, enregistrant 22 000 m2 placés contre 61 000 m2 placée l'année précédente. Mais l'OIN devrait retrouver des couleurs et des projets finalisés dès le début de l'année prochaine. Pile au moment de ce que tout le monde attend être celui de la (vraie) reprise.
Laurence Bottero