Transformons la France : agriculture, industrie, Grand Port Maritime et numérique, ces atouts qui accompagnent le rebond d’Aix-Marseille
Laurence Bottero
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Quels sont les atouts d'Aix-Marseille pour rebondir ? Pluriel semble être la réponse. C'est tout au moins ce que disent, dans un même ensemble, les différents acteurs du territoire invités à aborder le sujet en direct du MIN des Anrnavaux, ce jeudi 10 juin pour une émission spéciale dédiée à la relance économique métropolitaine.
Un Marché d'Intérêt national qui est lui-même un outil bien plus central qu'on ne le croit dans la dynamique territoriale. Parce qu'il a renforcé son carreau des producteurs, parce qu'il injecte de l'innovation, permet la transformation des produits sur place et, grâce à sa position géographique, au carrefour d'axes routiers, fait jeu collectif avec ses homologues, sur un large axe allant de Montpellier à Monaco, comme l'ont tour à tour évoqué le directeur général du MIN, Marc Dufour et son président, Christian Burle, lequel a rappelé un chiffre et une réalité - encore une fois méconnue - la place de leader des Bouches-du-Rhône, n°1 pour ce qui est du département le plus agricole de France.
Cette position géostratégique, c'est aussi la force - et la différenciation - du Grand Port Maritime de Marseille-Fos. Un port qui dans son nouveau projet stratégique affiche clairement sa volonté de renforcer son axe de port-entrepreneur. Avec 450 entreprises présentes sur son périmètre, le GPMM sait déjà beaucoup de la chose entreprenariale, mais c'est désormais un rôle de port Business Angel qu'il compte jouer, un axe nouveau sur lequel insiste Stéphane Reiche, en charge de la transformation et de stratégie de Marseille-Fos. Et parce que c'est le port qui dispose du foncier, cette denrée rare et donc précieuse, il est logiquement à la manœuvre pour attirer les investisseurs, voire même ceux qui jusqu'alors ne regardaient pas la métropole comme terre d'implantation. La venue prochaine du chinois Quechen, l'un des leaders de la silice verte dans son pays, pour créer son usine européenne à Fos est sans doute un signal qui va bien dans cette période de relance. Ce que ne démentent pas, ni Provence Promotion et son directeur général, Philippe Stefanini, ni Camille de Guillebon, Managing partner EY pour le Sud-est et Monaco.
Laurence Bottero