Ces données qui montrent que le Sud a résisté (malgré tout) à la crise
Laurence Bottero
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La crise avec ses impacts a forcément remis en question certitudes et modèles pensés comme bien établis. Et la crise est toujours révélatrice des forces et des faiblesses. En matière économique ce n'est jamais anodin de scruter ce qu'il en ressort.
Évidemment, en Provence Alpes Côte d'Azur, la crise a laissé des traces. Ne serait-ce que sur l'activité touristique, activité nourricière principalement d'un territoire qui présente un visage multiple en la matière, presque autant que ces territoires.
Cet impact, l'INSEE le signifie par les chiffres. Plus de la moitié des nuitées ont ainsi disparu avec l'arrêt possible de tous déplacements, tant de tourisme d'affaires que de tourisme de loisirs. Or l'un comme l'autre sont les deux jambes sur lesquelles l'économie azuréenne, provençale et alpine repose. Le premier confinement a marqué le pas, considérablement, rattrapé ensuite en période estivale correspondant au premier déconfinement, avec une reprise de l'activité touristique qui s'est faite notamment par le tourisme domestique et qui été grandement favorable au tourisme de montagne et d'arrière-pays. La fin d'année est cependant venue freiner cette reprise. Mais depuis, les professionnels du tourisme ont affiné leur stratégie, comme le CRT Côte d'Azur qui avait préparé un plan à étapes.
Mais le tourisme, s'il est le premier secteur frappé par la crise, n'est pas le seul à subir les conséquences d'un changement de consommation. L'agriculture a aussi été impactée par une demande de consommation qui s'est transformée, mais qui demeure suffisamment soutenue pour autant, ce qui crée une sorte « d'équilibre ». Côté transport, si le transport en commun a forcément été stoppé voire extrêmement ralenti, ce n'est pas le cas du celui de marchandises qui s'est mieux comportée, en globalité, ne serait-ce que par les besoins d'approvisionnement qui demeurent, même en temps de crise.
Laurence Bottero