Dans le Sud, la (nouvelle) guerre des CRT qui enflamme la filière tourisme
Laurence Bottero
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C'est la petite bombe lâchée par le président de la Région Sud lors de la dernière Assemblée plénière : il n'y aura désormais plus de subvention accordée au CRT Côte d'Azur. Soit 700.000 euros qui évidemment constituent un soutien essentiel pour la structure que préside David Lisnard, le maire de Cannes.
Derrière la nouvelle qui pourrait, pour les non-initiés, paraître anodine, c'est une véritable tempête qui secoue le monde du tourisme azuréen. Et qui réveille une querelle jamais vraiment éteinte, celle qui oppose le Comité régional du tourisme Provence Alpes Côte d'Azur et le Comité régional du tourisme Côte d'Azur depuis de longues années.
Comment la querelle est née... finalement peu importe. Elle est là, présente, on la sentait couver ces derniers mois et depuis l'annonce faite en séance plénière du conseil régional le 23 juillet, elle est clairement revenue sur le devant la scène.
Le sujet est depuis longtemps une cause de débat : alors qu'un comité régional du tourisme Provence Alpes Côte d'Azur existe, à côté de lui existe aussi un comité régional du tourisme spécifique, centré sur la Côte d'Azur. Créé en juin 1942, confirmé en 1987, il avait été aussi au centre de de tensions en 2012. Mais depuis, les deux structures vivaient l'une à côté de l'autre, plutôt en complément.
Pour expliquer les raisons de cette décision de ne plus participer au budget du CRT Côte d'Azur France, la Région et son président, Renaud Muselier mettent en avant un rapport de la Chambre régionale des comptes qui pointait en 2017, de par cette situation unique de deux CRT pour une seule et même région, une dispersion des moyens. La Région, de dire aussi que cette configuration qui n'existe pas ailleurs n'est pas davantage idéale pour répondre aux « enjeux territoriaux » à « l'efficacité exacerbée face à une crise inédite ». Bref, tout cela est pour le bien commun affirme-t-on du côté de la Région, qui assure que le CRT Provence Alpes Côte d'Azur va bénéficier d'un plan stratégique tout neuf et qu'il intègrera désormais davantage d'acteurs touristiques et d'élus azuréens.
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Laurence Bottero