« On oublie encore trop que l’homme fait totalement partie de son environnement » (Pauline Hérouan, directrice développement durable Métropole Nice Côte d’Azur)
Laurence Bottero
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Il y a des parcours qui semblent tous tracés, comme si c'est l'évidence qui les avait guidés. Celui de Pauline Hérouan est de ceux-là. Pourtant, comme la formule consacrée le veut souvent, rien ne la prédestinait à assumer un jour, une direction du développement durable. C'est plutôt la communication qui a d'abord sa préférence. Son diplôme de com en poche, c'est le secteur privé qui lui offre son premier emploi. Dans un domaine pas facile, celui du BTP, où la spécialisation rend la tâche plus ardue. Mais aussi plus intéressante et plus formatrice. « J'ai eu la chance de travailler pour un patron autodidacte, dans un domaine pointu, certes, qui m'a donné l'opportunité à 23 ans de me retrouver avec un casque sur la tête et des chaussures de sécurité aux pieds », raconte Pauline Hérouan, qui acquiert ainsi à la fois le goût du terrain et celui des travaux publics, ce qui plus tard, lui servira bien... Assez vite d'ailleurs car c'est le service de communication de celle qui n'est pas encore métropole mais communauté d'agglomération que Pauline Hérouan intègre ensuite. C'est l'époque de la réalisation de la première ligne de tramway et du déploiement du tri sélectif... Des sujets nouveaux alors, tellement ancrés désormais dans le quotidien que l'on en oublierait qu'il a fallu combattre les freins et les a priori. Comme quoi, la vie - et le sujet du développement durable - sont un éternel recommencement. « J'ai alors découvert le service public et l'étendue des missions qui sont les siennes, avec en point d'orgue l'intérêt général et la nécessité de l'approche pluridisciplinaire », indique-t-elle, ce qui est loin de lui déplaire.
2008 signe un premier tournant. C'est l'année où Christian Estrosi, candidat aux élections municipales, présente un projet de mandat centré autour de Nice, ville verte de la Méditerranée. Une approche alors révolutionnaire. Qui, à cette époque, s'enquiert de l'environnement quand c'est aujourd'hui un sujet central ? Là encore les sujets sont nouveaux : l'auto-partage, l'apparition et l'utilisation du Vélo Bleu, la création de la Coulée verte...
Laurence Bottero