« Il ne faut pas sur-réguler le travail à distance » (Thomas Kerjean, Mailinblack)
Laurence Bottero
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Si être reconnue Great Place to Work a toujours été un satisfecit pour les entreprises qui en ont obtenu la certification, cela était surtout considéré comme le bonus, la cerise sur le gâteau qui faisait du bien, en termes d'image, de communication et d'attractivité des talents. Mais ça, c'était avant. Avant la crise et le bouleversement engendré dans les habitudes de consommation du bureau, dans ce que l'on appelle plus largement la qualité de vie au travail, bref dans ce que l'on attend de l'environnement professionnel. Aussi, la certification Great Place to Work prend-t-elle aujourd'hui une autre dimension, « preuve » supplémentaire que sur le sujet, il y a bien un monde d'après.
C'est plus ou moins ce que dit Thomas Kerjean. Pour le dirigeant de Mailinblack, la question de la qualité de vie au travail et de l'environnement qu'il faut y créer pour que celle-ci soit la plus agréable et attractive possible n'est pas vraiment un sujet post-crise. Originaire de Marseille, revenu dans la région après une vie parisienne, c'est précisément avec l'idée de « créer une Great Place to work » qu'il retrouve la Provence. Cette certification, Thomas Kerjean la perçoit bien davantage comme une confirmation de sa vision stratégique - « les critères qui sont regardés et évalués sont autant la crédibilité, le respect, l'équité, la convivialité, la fierté... » - soulignant en même temps le taux de 91% de collaborateurs estimant que Mailinblack est une entreprise où il fait bon travailler.
« Ma culture est à la fois laïque, scientifique mais j'ai également beaucoup évolué au sein des GAFAM. La responsabilité individuelle est importante pour moi. La sécurité que l'on doit ressentir dans l'entreprise est essentielle. Et cela recouvre plusieurs aspects, dont par exemple, la façon dont on peut venir habillés ».
La place des femmes est aussi un sujet sur lequel on sait Thomas Kerjean être engagé. Et, preuve que du travail reste à mener, « nous avons un mal fou à recruter des chercheuses, des développeuses ». Comme dans tant d'autres entreprises...
Laurence Bottero