Ligne Nouvelle Provence Côte d’Azur : un projet (longtemps) nommé désir
Laurence Bottero
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La tenue de l'enquête publique à partir du 17 janvier prochain pour un peu plus d'un mois - elle se conclura le 28 février - signe un premier pas tangible vers la concrétisation de ce projet tant attendu, remis en question dans sa toute première version - il avait bel et bien été question d'une ligne TGV, c'est finalement une Ligne Nouvelle, entrant dans un projet plus global qui a été préféré - mais surtout levier incontestable pour tout un territoire.
Dire que la Ligne Nouvelle est attendue est d'ailleurs un doux euphémisme tant la mobilité se révèle être l'une des problématiques majeures liées au développement économique de Provence Alpes Côte d'Azur.
Certes, existe le sujet du tourisme de loisirs : bien accueillir les 30 millions de touristes (donnée hors période Covid NDLR) du monde entier, attirés par les éléments naturels qui rendent la destination enchanteresse fait clairement partie d'une stratégie d'attractivité, l'idée étant que ce même touriste ait le désir de revenir dans le Sud.
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Mais l'enjeu est bien plus important en termes de business. Destination tout autant désirée pour ce qui concerne le tourisme d'affaires, terre de tournages, de congrès BtoB, mais aussi parce que c'est ici que des grands groupes y ont leur siège et qu'au quotidien, les déplacements des salariés d'un côté à l'autre de la région ne sont pas anecdotiques, la capacité à avoir une offre ferroviaire qui tienne la route, qui soit adaptée à ce que mérite l'une des régions de France les plus business friendly est essentielle à bien des égards. D'ailleurs, une donnée est à retenir et résume l'un des enjeux : 1 habitant sur 4 refuse un emploi pour cause de difficultés de déplacement.
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