« Le projet d'extension du Terminal va permettre de rationnaliser l’exploitation » (Philippe Bernand, Aéroport Marseille Provence)
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
2021 aura été une année contrastée. Non pas dans les résultats - finalement bien moins pire qu'attendus - mais dans des petites victoires confrontées à des ralentissements qui demandent concertation et longueur de temps.
Avec un trafic ayant atteint 45% de celui de 2019, référence avant-crise, la plateforme aéroportuaire n'est pas si insatisfaite de ses résultats, d'autant que la fin de l'année s'est plutôt très bien comportée.
« L'année 2021 ne s'est pas trop mal passée. Même si nous n'aurons fait que 45% du trafic 2019. Nous avons eu des tendances assez positives à l'image du mois de novembre où on avait fait à peu près 75% du mois de novembre 2019, qui reste notre référence. En ce tout début 2022, nous vivons la nouvelle vague liée au variant Omicron et les décisions administratives de fermetures de frontières qui impactent directement le transport aérien. Nous restons néanmoins assez optimistes pour les perspectives 2022 qui tournent autour des trois quarts du trafic que nous avons connu en 2019 », détaille Philippe Bernand.
Un président du directoire de l'aéroport Marseille Provence qui rappelle que si certaines frontières sont fermées, comme celles avec le Maroc par exemple, 85% des destinations sont ouvertes, « Nous sommes dans une situation intermédiaire mais plutôt positive ».
D'autant qu'aux nouvelles compagnies arrivées en 2021 - Corsair, Air Arabia et Binter sur les Canaries - s'ajouteront bientôt encore de nouvelles liaisons, principalement en zone Europe. « Dans le même ordre de grandeur, deux ou trois nouvelles compagnies devraient rejoindre Marseille. On ne peut pas encore en parler parce que ce n'est pas confirmé ».
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Comme toutes les plateformes aéroportuaires, les préoccupations environnementales mènent la stratégie et les actions. Avec un objectif zéro net carbone à horizon 2030, Marseille Provence s'inscrit dans les aéroports désireux d'aller vite et de mener, sur ce point plusieurs chantiers à la fois. Car s'il s'agit autant des infrastructures au sol, il faut aussi compter sur les avions - de moins en moins gourmands en énergie.
Laurence Bottero