À Toulouse, la ZFE "soulève de vives inquiétudes" au sein des entreprises
Israa Lizati
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Valérie Jimenez, vice présidente du Medef 31 et présidente Jimenez groupe.
Rémi Benoit
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Valérie Jimenez, vice présidente du Medef 31 et présidente Jimenez groupe.
Rémi Benoit
... mobilités des entreprises toulousaines ? Peuvent-elles répondre aux défis posés par la ZFE et renouveler les flottes pour des véhicules moins polluants ? Valérie Jimenez, vice-présidente du Medef31 et présidente de la société de transport routier éponyme répond à ces questions. Interview.
LA TRIBUNE - La zone à faible émission est entrée en vigueur le 1 mars dernier et elle vise à chasser du centre-ville et d'une partie de la rocade les véhicules les plus polluants. Cette mesure concerne d'abord et uniquement les camions et utilitaires classés Crit'Air 5. Progressivement, elle concernera les Crit'Air 4 et 3. Quel est l'impact de cette décision sur les entreprises détentrices d'une flotte automobile et membres du syndicat patronal Medef 31 ?
VALÉRIE JIMENEZ - Nous considérons que les zones à faibles émissions constituent des outils pertinents pour améliorer la qualité de l'air dans les zones qui subissent justement des dépassements réguliers des normes et notamment les grandes villes. Cependant, bien qu'ambitieux, le calendrier de mise en oeuvre de ces restrictions de circulation des véhicules polluants soulève de vives inquiétudes au sein des entreprises. Les restrictions mises en oeuvre couvrent plus de trois quart du parc des particuliers et plus de 90 % du parc des professionnels.
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À titre personnel, notre groupe, Jimenez n'est pas concerné par la ZFE car cela fait près de 10 ans que nous sommes détenteurs de la certification QSE (qualité sécurité environnement) et que nos camions disposent d'une vignette Crit'Air 2, nous sommes donc dans la bonne mouvance. Cependant, nous sommes un cas isolé car les autres transporteurs, qui sont souvent des petites structures de deux ou trois camions, ne peuvent pas matériellement et financièrement changer leurs véhicules. Ils disposent d'une flotte qu'ils sont censés garder entre 7 et 15 ans. Après le mouvement des gilets jaunes, la crise du Covid, le remboursement des PGE (Prêt garanti par l'État) il est maintenant demandé aux entreprises de continuer leurs efforts et de changer leurs véhicules, qui sont leurs outils de travail. De plus certains véhicules n'auront pas eu le temps d'être amortis, puisque qu'en moyenne, selon la profession, il faut sept ans pour un véhicule léger et treize ans pour un poids lourd.
Israa Lizati