Europe /Afrique : des relations à réinventer
Maëva Gardet-Pizzo
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Photo d'illustration
CC by Pixabay PIRO4D
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Une croissance démographique qui devrait faire passer sa population de 1,4 à 2,5 milliards d'habitants d'ici 2040. Une population jeune - l'âge médian s'élevait à 19,6 ans en 2017 ; un sol qui abrite plus de la moitié des ressources minières mondiales ; de même que 60 % des terres arables. Une jeunesse dynamique, qui entreprend, innove, pour répondre aux défis sociaux et environnementaux de demain. Et un besoin massif d'investissement - 70 000 milliards de dollars pour les villes africaines d'ici 10 ans : le potentiel de l'Afrique est énorme. Si bien qu'elle suscite un intérêt croissant de la part des autres continents. Europe comprise.
La coopération Afrique-Europe est ainsi « une des priorités de la présidence française du Conseil de l'Union Européenne », a tenu à rappeler le ministre délégué en charge du commerce extérieur Franck Riester, à l'occasion du Forum Europe Afrique organisé à Marseille par La Tribune en partenariat avec Aix-Marseille Provence.
En février, la Présidente de la Commission de l'UE Ursula von der Leyen a par ailleurs annoncé dédier la moitié du Global Gateway - ce plan à 300 milliards d'euros visant à lutter contre les changements climatiques, à améliorer les systèmes de santé, la compétitivité des entreprises et de sécuriser les chaînes d'approvisionnement mondial - à l'Afrique. Soit 150 milliards d'euros consacrés à l'éducation, à la santé, ainsi qu'au développement des infrastructures et au soutien aux startups du continent africain.
« Ces dernières années, il y a eu une dizaine de plans pour l'Afrique », remarque néanmoins Carlos Lopes, économiste bissau-guinéen et professeur au sein de l'Université du Cap. « Et très souvent, ils ne comprenaient pas de détails permettant de confirmer les promesses ».
Pour lui, ce qui importe, ce n'est pas tant l'annonce de plans d'aide, mais la recherche d' « opportunités communes. L'Afrique a par exemple des émissions de gaz à effet de serre très modestes. Mais elle offre des solutions aux pays européens afin qu'ils réduisent les leurs. Il y a des investissements importants à faire en Afrique. Sur le gaz par exemple ». Des opportunités communes pour des relations plus équilibrées qu'elles ne l'ont été par le passé. Un passé encore lourd à porter.
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