« Les entreprises ont compris qu’elles peuvent faire confiance au milieu de la recherche » (Stéphanie Godier, Recherche et Avenir)

Laurence Bottero
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« Nous souahaitions participer à la valorisation de la recherche, à l'insertion des docteurs - ces bac+8 - dans le monde économique et travailler au rapprochement entre les laboratoires et les entreprises », explique Stéphanie Godier, la directrice générale de Recherche et Avenir. Mais pour passer à l'action il fallait un support : ce sera le dispositif RUE, pour Rapprochement Université Entreprise qui a pour « objectif de comprendre les besoins des entreprises, de leur trouver un expert scientifique qui va répondre à ses besoins ».
Un dispositif qui a permis de mobiliser 5 millions d'euros d'investissement de la part des entreprises tout en jouant un effet de levier en permettant aussi de capter 3 millions d'euros de subventions.
Des entreprises qui, pour la plupart, sont issues du monde de l'industrie. Et les projets concernés sont autant des projets de R&D que des projets qui concernent les transitions écologique et numérique, des transitions qui représentent, souvent, des défis pour les PMI.
« Les entreprises ont besoin de progresser, de se démarquer, de s'inscrire dans les nouveaux paysages des transitions mais elles ont aussi besoin de résoudre des problèmes de production ou explorer de nouvelles pistes d'innovation ». Des entreprises qui ne payent pas l'accompagnement mais bénéficient des coups de pouces des divers acteurs économiques comme la Fondation nationale des UIMM qui a délivré 6 chèques d'innovation de 10.000 euros chacun.
Voilà une façon de contribuer à ancrer les entreprises sur le territoire en encourageant la constitution de circuits courts, ce qui participe, d'une certaine façon, à la réindustrialisation de la France tant encouragée et espérée.
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« Les entreprises apprennent qu'elles peuvent faire confiance au milieu de la recherche. Que ce n'est pas si compliqué. Que ça ne coûte pas forcément trop cher et qu'il y a des intermédiaires comme nous qui les accompagnons dans ce labyrinthe que peut être le milieu académique pour développer un projet collaboratif ».
Laurence Bottero