« La crise a été une opportunité pour l’immobilier tertiaire » (Jeanne-Marie Fauvet, BNP Paribas Real Estate)

Laurence Bottero
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83.000 m2, voilà le montant des transactions enregistrées en 2021 à Nice, ce qui « en fait une année record. Notre moyenne décennale se situe à 58.000 m2 de surface placée. Ce qui montre le dynamisme. « Nous avons deux principaux marchés tertiaires dans le département, Nice et Sophia-Antipolis », note Jeanne-Marie Fauvet. « Nous assistons à un vrai engouement après la reprise de la pandémie. Alors que nous étions tous inquiets, ce qui nous a mis un coup de booster ». Le renouvellement du parc tertiaire a puisé ses raisons dans la réflexion qui a été menée sur la future consommation des bureaux.
Et finalement, les m2 pris ne sont pas tant moindres. Ce qui joue aussi sur les prix, « qui montent doucement mais sûrement, principalement drivé par le neuf ». Et, précise Jeanne-Marie Fauvet, la livraison de bâtiments neufs ont permis de renouveler une offre qui était sous-dimensionnée. « Nous n'avions pas d'offre suffisament importantes à proposer aux grands utilisateurs ». Ou comment la période Covid a finalement constitué une opportunité.
Si les grands ensembles sont demandés quid du centre-ville, sachant qu'une demande de centralité refait surface. « A Nice, nous sommes assez contraints. Ce n'est pas par manque d'intérêt mais par manque d'offre». Iconic, l'immeuble qui prend place - et sera bientôt livré - de la Compagnie de Phalsboug peut changer le regard sur le centre-ville. Mais déjà commercialisé, il ne pourra venir combler de nouvelles demandes.
« Cela donne une nouvelle image en termes d'immobilier tertiaire. Il y a aussi une difficulté d'accessibilité qui fait que l'on déporte vers l'Eco-Vallée ».
Globalement, c'est toujours l'emplacement qui prime. Le prix est aussi regardé. Et, souligne Jeann-Marie Fauvet, « le neuf n'est pas toujours systématiquement plus cher. Il faut regarder les prestations et les mesures d'accompagnement. Le neuf est de plus en plus regardé ».
Laurence Bottero