Quand les stations de montagne se transforment : à Gréolières L’Audibergue, on mise sur le tourisme vert (2/2)
Gaëlle Cloarec
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GC
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Ce sont deux petites stations familiales de proximité, situées à 1.400 mètres d'altitude, dans le haut pays grassois. Créées dans les années 60 et 70, elles jouent un rôle majeur dans l'apprentissage du ski et la découverte des activités de pleine nature. « Nous avons une importante activité scolaire. Cet hiver, jusqu'à 400 élèves par jour évoluaient sur nos 30 kilomètres de pistes. Nos équipements ne nous permettent pas d'en accueillir plus mais c'est suffisant pour apprendre et renouveler la clientèle de demain », explique Marion Luigi, directrice du syndicat mixte des stations de Gréolières les Neiges et de l'Audibergue (SMGA). Le hic, c'est qu'avec l'évolution des usages de la clientèle, le changement climatique et après deux années de restrictions liées à la crise sanitaire, ces deux stations de moyenne montagne doivent s'adapter pour rester attractives et maintenir un niveau de ressources suffisant pour garantir leur viabilité économique et celle des villages alentours.
C'est tout l'objet de la stratégie de développement portée par le SMGA qui vise à les faire évoluer vers des stations 4 saisons, lieux de tourisme vert et destinations de loisirs, avec ou sans neige, à travers la mise en place d'une offre diversifiée axée notamment sur la découverte de l'environnement. Bien sûr, ici comme ailleurs, si le tout ski n'est plus envisagé, le sans ski n'est clairement pas envisageable. « Il s'agit de diversifier l'activité en confortant l'hiver », confirme la directrice, dont le syndicat, après avoir investi pour augmenter la capacité de la retenue collinaire de Gréolières à 60.000 m3, s'attelle à moderniser ses équipements de neige de culture et ainsi élargir les pistes situées dans la zone de froid. Quant au domaine nordique (ski de fond), si son potentiel d'attractivité n'est pas remis en cause malgré un enneigement irrégulier, il fait l'objet d'une réflexion portant sur le développement d'activités complémentaires qui positionnerait le site comme « une base nature multi-saison ».
Gaëlle Cloarec