Il y a encore quelques années ces mesures d'économie d'énergie étaient avant tout associées à une maîtrise des finances publiques. Mais au regard du contexte international, ces initiatives en lien avec la sobriété énergétique deviennent un enjeu politique pour les collectivités locales. "Ce qui est en train de se passer ne va faire qu'entraîner une accélération des dispositifs déjà en marche", appuie Jean-Michel Fabre, le vice-président du Conseil départemental de la Haute-Garonne, chargé de la Transition Écologique, des Mobilités douces, du Logement et de l'Habitat. Et pour les élus locaux, le premier moyen d'être acteur d'une certaine sobriété énergétique reste tout d'abord le parc immobilier donc ils ont la charge. Les établissements scolaires sont dès lors les premiers concernés.
Lors de la rentrée scolaire, jeudi 1er septembre, la présidente du conseil régional d'Occitanie, Carole Delga, n'a pas manqué d'évoquer les économies d'énergies réalisées dans les lycées publics, sous gestion de "sa" collectivité. "Depuis 2013 d'importantes économies d'énergie ont déjà été réalisées avec -24,5 % de consommation de gaz, soit plus de 15.000 tonnes de CO2 non rejetées ; -16 % d'électricité, soit l'équivalent de la consommation annuelle de 10.400 foyers ; -22,2 % d'eau, soit la consommation annuelle de 1.400 foyers", tient à préciser la région Occitanie. Pour obtenir ce résultat, la collectivité a équipé de toitures photovoltaïques 86 établissements et 23 sont raccordés à un réseau de chaleur, sans parler des neufs lycées construits depuis 2016 qui sont à énergie positive, c'est-à-dire qu'ils produisent davantage d'énergie qu'ils n'en consomment. Sur l'ensemble du territoire régional, 215 millions d'euros vont être investis sur l'amélioration énergétique de ces bâtiments et le développement des énergies renouvelables, contre 84 millions sur le mandat précédent. Par cet effort, la collectivité veut réduire de 60% la consommation énergétique des lycées d'ici 2050.