Des chiffres de fréquentation record, des entreprises du tourisme qui ont retrouvé des couleurs et leurs chiffres d’affaires avec… Le tourisme et la Côte d’Azur abordent le dernier virage de la saison estivale avec une relative sérénité. Une sérénité que les questions liées à la sobriété énergétique comme au remboursement des PGE pourraient venir ternir. Sans omettre la problématique de la pénurie des saisonniers. Autant de défis portés par le président de la Fédération de l’Hôtellerie, de la restauration et du tourisme Nice Côte d’Azur.Avec 7 millions de visiteurs durant la période estivale rien que pour Nice, le tourisme affiche une santé insolente. Qui fait cependant du bien au moral des entrepreneurs du secteur et à leur chiffre d'affaires. D'ailleurs, Eric Abihssira le dit bien, les taux de fréquentation de l'été 2022 sont égaux à ceux de l'année 2019, année de référence, avec des prix moyens qui ont énormément augmenté, dans le domaine du luxe notamment. « Nous faisons souvent un complexe par rapport aux grandes destinations internationales, ou des destinations proches, comme nos voisins varois. Mais si on fait un comparatif avec les tarifs de la presqu'île de Saint-Tropez, on constate que nos prix sont encore plus doux, même si les prix moyens ont augmenté », souligne fermement le président de la Fédération de l'Hôtellerie, de la restauration et du tourisme Nice Côte d'Azur.
Une formation plus courte, avec immersion dans l'entreprise
Si le tourisme s'est globalement bien comporté et même très bien, en revanche la profession n'en est pas moins confrontée à des problématiques autres, de nature à grèver la bonne marche de tout un secteur. Notamment celle du logement pour actifs. Comment permettre l'embauche de salariés et de saisonniers proche de leur lieu d'embauche. « Ceci est une véritable problématique. Nous avons-nous-même essayer d'engager des actions avec le CROUS, il y a quelques années, pour obtenir des logements lors du pic de la saison estivale. Un saisonnier est souvent embauché au début de la saison, qui comment au mois de juin pour se conclure en octobre. Nous avons de réelles difficultés d'hébergement pour nos saisonniers et cela nous handicape. C'est ce qui a fait que nous avons eu cette pénurie de contrats saisonniers qui ont mis nos entreprises en difficultés, avec des équipes amoindries, restreintes ».
Une pénurie qui a mis à mal les établissements, au moment-même où, précisément, la fréquentation touristique était là. Mais un bout de la solution ne réside-t-il pas dans la formation ? « La formation est un élément excessivement important. Aujourd'hui nous devons envisager des formations de plus courte durée, avec des immersions en entreprise, ce qui donnera par la suite, la possibilité de proposer des contrats de travail », suggère Eric Abihssira.