« Le micro-crédit fait partie des solutions engagées pour contribuer à la réalisation de Marseille en Grand », (Sébastien Chaze, Adie)
Laurence Bottero
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C'est l'association qui finance et accompagne les porteurs de projets n'ayant pas accès au crédit bancaire « classique », soit pour cause de chômage, de RSA et plus globalement parce qu'ils n'ont pas accès à un crédit bancaire classique. Le micro-crédit, de 10.000 euros maximum, permet de lancer l'activité et faire ses premiers pas. « Il y a, bien sûr, le volet financement, mais également l'ensemble des services d'accompagnement », précise Sébastien Chaze, le directeur régional de l'ADIE en Provence-Alpes Côte d'Azur.
L'ADIE qui confirme la tendance soulignée par les différents indicateurs économiques : la création d'entreprises ne s'est jamais aussi bien portée dans une période dite de post-crise où, confirme Sébastien Chaze, « 90% des entreprises que nous accompagnons sont des micro-entreprises. La crise n'a pas affaibli l'envie d'entreprendre, bien au contraire, elle l'a même plutôt stimulée, les données dont état de +25% en 2021. Le premier semestre 2022 est aussi très dynamique ».
Si tous les secteurs sont regardés et finançables par l'ADIE, trois secteurs émergent, notamment la restauration, le commerce, les services. « On ne s'arrête pas au secteur d'activité pour décider de prêter. Nous faisons reposer notre analyse sur la personne, ses motivations, la viabilité du projet... Leur envie est de donner du sens à leur travail indépendant ».
Prendre en compte les éléments de viabilité économique c'est évidemment la base de tout accompagnement et Sébastien Chaze le souligne, tous les projets ne sont pas acceptés, « généralement, 1 projet sur 2 est financé ». Pour ceux dont le dossier ne serait pas suffisamment solide ou la maturité du projet a retravailler, l'accompagnement distillé est là pour accompagner ceux qui ont besoin de conseils avant de (re)passer par la case financement. « La démarche consiste surtout à trouver des solutions. C'est ce qui fait la force du réseau, des bénévoles et des salariés. Trouver le chemin qui va permettre au porteur de projet de concrétiser son projet ».
Laurence Bottero