« Les JO doivent transformer l’image d’Aix-Marseille » (Jean-Luc Chauvin, CCI Aix-Marseille Provence)
Laurence Bottero
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Il est le sujet qui fait partie des trous dans la raquette d'Aix-Marseille : le foncier, cette denrée rare, est très en dessous de ce qui convient quand on le regarde du point de vue de la surface agricole utile. L'agriculture, sujet central dans les besoins en souveraineté alimentaire, qui est désormais regardée comme tous les autres secteurs à l'aune de ce que la crise a mis en exergue. 13% de surface agricole utile c'est peu et c'est une donnée régionale qui se trouve en-dessous, estime Jean-Luc Chauvin, de la moyenne métropolitaine. Mais quoi qu'il en soit, la préservation des espaces naturels « est primordiale » car c'est « l'un des avantages concurrentiels de notre région ».
Jean-Luc Chauvin qui appuie sur un des points positifs de la conjoncture, avec des chefs d'entreprises qui conservent le moral, qui ne semblent pas avoir de difficultés dans le remboursement des PGE. « 34% des entreprises qui ont été interrogées constatent une hausse de leur chiffre d'affaires », souligne le président de la Chambre de commerce et d'industrie Aix-Marseille Provence. « On reste dans une dynamique positive malgré un contexte très complexe ».
Si pour le moment tout va bien, comment se projeter dans les prochains mois ? Difficile de porter une vision prospective consent Jean-Luc Chauvin. Qui tient cependant à souligner que malgré la hausse des coûts, les carnets de commande se maintiennent au bon niveau et le moral des chefs d'entreprise résiste. « Globalement, les chefs d'entreprises sont inquiets, un peu pour tout le monde, mais on se dit aussi que ça ne va pas trop mal ». Des entreprises qui remboursent leurs PGE, tient à souligner aussi, le président de la CCI AMP.
Des TPE PME qui doivent aussi intégrer la dimension numérique. Laquelle a été un élément central pendant la crise - avec le e-commerce notamment qui a connu un réel boum - mais comment continuer à accompagner ces petites et moyennes structures pour qu'elles poursuivent leurs efforts et leur déploiement ? « Le numérique, c'est 40.000 emplois et c'est autant que l'industrie du tourisme ou portuaire », rappelle Jean-Luc Chauvin. « La crise a fait gagner 5 à 10 sur l'utilisation des outils numériques ». La CCI qui continue, dit encore son président, à jouer son rôle d'accompagnateur : des formations « avec Google, par exemple », des diagnostics qui vont jusqu'à un plan d'actions personnalisé, et des formations plus spécifiques dont celle qui concernent la cybersécurité, « autant pour les dirigeants que les salariés ».
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