Créations d’entreprises, défaillances, consommation locale… « tout ne va pas mal » (Colette Weizman, CROEC Sud)

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR

Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Elle a beau être une marathonienne, c'est pourtant bien le collectif que prône Colette Weizman. Un esprit d'équipe qui, pour la présidente de l'Ordre des experts-comptables du Sud, est la réponse aux diverses problématiques qui secouent en cette fin 2022, l'économie, avec par effet de ricochet, les entreprises.
Pourtant, les chiffres sont bons. Issus du baromètre mené par la profession elle-même, ils démontrent que depuis janvier 2022, les TPE PME, ces petites et moyennes entreprises qui constituent la grande majorité du tissu économique, continuent de performer. Pour preuve, la croissance du chiffre d'affaires de 10,8%, enregistré depuis le début de l'année et qui montre que ça va mieux qu'en 2021, en considérant la même période. « Tout ne va pas mal », constate Colette Weizman. « Malgré l'inflation, les tensions énergétiques... l'économie tient encore ».
Une présidente des experts-comptables qui n'a jamais cru, et ce dès le début de la crise sanitaire, sur le fameux tsunami annoncé maintes fois et pour l'heure, jamais avéré. « Le tsunami des défaillances d'entreprises n'aura pas lieu », répète celle qui a essuyé parfois, les commentaires de certains autres acteurs économiques, incrédules. Pourtant les chiffres, encore une fois, plaident pour une économie résistante. Ainsi, en 2019, devenue année de référence absolue, 8.840 entreprises étaient en difficulté. Elles sont au 31 octobre, 4.500 entreprises à l'être.
Un delta - et une bonne nouvelle - que Colette Weizman estime être une conséquence positive de ce qu'a engendré la crise sanitaire : une propension du chef d'entreprise, à être davantage dans l'anticipation, dans la prévention. Car les procédures collectives, elles, ont progressé. Un bon signe, qui « montre que l'anticipation est aussi une façon d'être en amont de cette économie qui bouleverse ». Une adaptation positive en quelque sorte.
À lire également
Et puis, dit aussi Colette Weizeman, il serait bon de considérer pas seulement les défaillances mais aussi les créations d'entreprises. Des naissances de nouvelles sociétés qui sont bien supérieures si on les compare, encore une fois, à l'année de référence. Ainsi, alors qu'elles étaient de l'ordre de 41.000 en 2019, elles sont, en 2022, 48.000.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Laurence Bottero