Désormais entreprise à mission, le Palais des Festivals confirme sa stratégie durable
Laurence Bottero
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On ne consomme plus l'événementiel comme avant et si à l'aube de 2023, après près de trois années de profonde remise en question des modèles économiques, cela paraît évident, cette inflexion était un peu moins évidente en 2020.
Pourtant, c'est bien en 2020 que le Palais des Festivals et des Congrès a fait le choix de devenir entreprise à mission. Une orientation qui doit alors beaucoup à son nouveau pilote dans l'avion, Jean-Michel Arnaud. Auto-proclamé serial entrepreneur, homme de médias - on lui doit le lancement de Metro en France en 2002 et son déploiement à l'échelle européenne - spécialiste aussi du conseil en développement économique pour les entreprises, pas mauvais non plus en marketing, c'est lui prend alors la présidence de la SEMEC, la société d'économie mixte pour les événements cannois, bras armé de la Ville de Cannes pour toute sa stratégie événementielle.
Et dans un entretien accordé à La Tribune, Jean-Michel Arnaud d'estimer alors que « nous devons proposer une offre plus contemporaine, qui permette aux participants de ces manifestations de mieux se rencontrer ». Que oui, le numérique a déjà changé les rapports mais qu'il ne doit pas être pour autant l'alpha et l'oméga. « Est-ce que les formats vont évoluer ? Oui et c'est à nous de les faire évoluer. C'est rarement le leader de la bougie qui invente l'électricité".
L'idée de faire du célèbre Palais, un Palais à mission naît à ce moment-là.
"Au Palais, nous connaissons le quoi, le comment mais il faut se poser la question du pourquoi ? Ce que nous faisons c'est pour nos clients, pour la ville. Le sens, la raison d'être, c'est cela le pourquoi. C'est ce qui permet de retrouver de la valeur. Et à Cannes, nous avons tout pour cela".
Trois ans après, voilà donc le Palais des Festivals de Cannes être le premier centre de congrès à devenir entreprise à mission. Le choix de la durabilité c'est évidemment celui de la compétitivité. Le rapport à la consommation - quelle que soit cette consommation - ne se conçoit désormais plus que sous ce prisme. Cannes a déjà les avantages physiques, ceux d'une cité à taille humaine. Ce « village mondial » que promeut David Lisnard, son premier Magistrat, dès qu'il le peut, joue ainsi à plein sa différenciation.
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