Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux, le 25 janvier, François Bérard, directeur général par intérim du CHU (voir encadré), dresse un bilan lucide de l'année 2022 et parle sans tabou de « trois années de crise sans précédent », qui ont laissé des traces et affectent encore aujourd'hui une crise des effectifs et du recrutement pour le CHU montpelliérain, comme beaucoup d'autres.
Un constat que le Professeur Patrice Taourel, président de la Commission médicale d'Établissement (CME), prend la précaution de remettre en contexte : « Il ne faut pas se tromper, la crise Covid n'est pas la cause du désenchantement des soignants, c'est simplement un révélateur. Début 2020, dans de nombreux CHU de France, mais pas à Montpellier, soignants et médecins quittaient de manière démonstrative la cérémonie des vœux pour dénoncer la pénibilité des conditions de travail, l'absence de temps suffisant auprès des patients, la manie du reporting ou l'interposition d'écrans entre eux et leurs patients ».