Trafic, décarbonation, international : quid de la stratégie de l’Aéroport Nice Côte d’Azur ?

Laurence Bottero
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Il y a eu la crise soit deux années de purgatoire pour l'économie, qui ont remis en cause des activités, des modèles, des habitudes. Dont le transport aérien. Qui en 2020 était objet de polémique notamment sur son plan carbone. Pour autant les professionnels, aéroports et compagnies s'étaient déjà emparés du sujet, contraints par la technologie qui ne répond pas assez vite aux préoccupations, lesquelles se sont, aussi sous l'effet de la crise, accélérées. Et si désormais on réfléchit davantage à l'intérêt de se déplacer, à la rationalisation de la chose, le plaisir de redécouvrir d'autres contrées ne s'est pas estompé ni le besoin pour les acteurs économiques de se déplacer.
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Les résultats du trafic d'Aéroports de la Côte d'Azur, publiés fin 2022, en attestent : avec 84% de croissance par rapport à 2019 et 12, 12 millions de passagers enregistrés, Nice Côte d'Azur a donc rapidement retrouvé une activité qui n'a pas grand-chose à envier à l'avant-crise, d'autant que l'embargo sur les vols russes « retire » 3% à 4% au trafic total. « Le trafic s'est mieux comporté que ce que les perspectives laissaient présager fin 2021 », explique Franck Goldnadel. D'autant que le début 2022 s'était mollement comporté mais la réouverture du terminal 1 en mars a permis d'accompagner la forte reprise de l'activité estivale, notamment avec le retour de certaines lignes à l'international. Et on le sait, l'activité touristique s'est fort bien comportée durant l'été avec un taux d'occupation de 81%, 56% des professionnels estimant que celui-ci était meilleur que l'été 2020. Une dynamique qui concerne tout autant l'aviation d'affaires. Il faut dire que les manifestations de grande envergure comme le Festival du Film de Cannes ou le Grand Prix de Formule 1 de Monaco, ont joué à plein l'effet attraction. A l'automne, l'activité ne s'est pas moins bien comportée et ce, jusqu'à la trêve des confiseurs.
Laurence Bottero