Pourquoi le fonds d'innovation durable Mirova regarde vers le Sud
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
EU
Rémi Baldy
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
EU
C'est un petit qui grandit de plus en plus vite. L'économie sociale et solidaire (ESS) se fait une place un peu plus importante chaque année dans l'économie globale ou considérée comme classique. Pendant longtemps, cette appellation pouvait lui donner des airs de marché parallèle composé de petites structures qui ont du mal à trouver un modèle. Mais ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui avec une mutation de ce pan de l'économie. "Il y a une évolution importante, avec beaucoup plus d'innovation et d'entrepreneuriat", confirme Philippe Zaouati, fondateur et PDG de la société de gestion d'actifs Mirova spécialisée dans l'investissement dit durable.
Un changement que note également la banque des territoires, pour qui l'économie sociale et solidaire "passe d'un modèle historiquement fondé sur des subventions vers le développement de revenus d'activité qui rendront les entreprises du secteur plus autonomes et plus pérennes". Pour Mirova, "il est important d'accompagner cette évolution" et c'est pourquoi elle a renforcé son soutien via sa fondation à France Active avec un fonds doté de 2,1 millions d'euros sur trois ans. La société de gestion est déjà actionnaire principale, à 30%, de l'association qui soutient les entrepreneurs.
L'annonce de ce nouveau partenariat a été effectuée à Marseille. Un choix qui n'est pas un hasard puisque l'ESS est particulièrement ancrée dans la plus grande ville de la région. "Cela représente 19% de l'emploi salarié privé contre 11% sur le plan national", compare Laurent Lhardit, adjoint au maire délégué au développement économique et à l'emploi. Une dynamique que confirme Philippe Zaouati. "Il se passe beaucoup de choses", souligne-t-il avant de lister quelques initiatives comme l'Epopée "qui réunit tout un écosystème" ou le "très bel exemple de projet inclusif" avec restaurant Le République qui réserve une partie de ses tables aux personnes dans une situation précaire avec un repas à un euro.
Rémi Baldy