Dans le Sud, les liquidations d’entreprises sur le point de revenir au niveau d’avant Covid
Rémi Baldy
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Le quoi qu'il en coûte pour limiter les conséquences économiques du Covid commence à s'estomper. Et cela se remarque dans les liquidations d'entreprises, lesquelles ont augmenté de 25,4% en un an dans le Sud, selon l'observatoire de l'emploi des entrepreneurs de l'association GSC et la société Altares. Soit "4.039 chefs d'entreprise ont perdu leur activité professionnelle", indique l'enquête que révèle en exclusivité La Tribune. De quoi "laisser présager d'un retour aux niveaux d'avant crise dès 2023".
"Mettre en avant ces chiffres doit permettre de sensibiliser les chefs d'entreprises sur les risques qu'ils peuvent rencontrer afin qu'ils puissent se préparer, en prenant une assurance notamment, et aussi montrer la situation aux politiques afin d'encourager la mise en place d'aides", souligne Thierry Millon, directeur des études chez Altares.
Malgré ces données en hausse, le tableau n'est pas complètement noir. Car si la tendance est négative, elle est loin d'être catastrophique. C'est en tout cas ce qu'avance Thierry Millon, "le chiffre augmente, mais cela est a considérer par rapport à des années où il était au plus bas, et cela depuis des décennies", décrypte-t-il. Le point de départ était en effet inhabituellement bas. En 2021, cette même enquête affichait 3.222 liquidations, soit largement moins que les 4.843 de 2019 qui n'était déjà "pas une année horrible".
La sensibilisation à ce retour au réel est donc d'autant plus importante. Si la durée d'existence des entreprises liquidées n'est pas précisé pour la région, "elle ne devrait pas être très éloignée de la moyenne française". Le directeur d'étude indique d'ailleurs que sur le début d'année 2023, 40% des concernées ont moins de cinq ans. "Pendant trois ans, les chefs d'entreprises ont pu s'habituer à une protection plus forte avec des aides de l'État qui ont entraîné peu de fermetures", note Thierry Millon.
Rémi Baldy