Comment Merci Raymond veut verdir les villes françaises
Maëva Gardet-Pizzo
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Une douzaine de mètres carrés d'espaces verts par habitant, dans un rayon de 300 mètres autour de son domicile : voilà ce que recommande l'Organisation mondiale de la santé. Un chiffre bien au-delà de ce que proposent effectivement bon nombre de villes françaises. A Paris intra-muros, ce chiffre s'élève ainsi à 5,8 mètres carrés. Tandis qu'à Marseille, on se situe à 4,6 m², avec de grandes disparités d'un bout à l'autre de la ville.
Après des années de minéralisation des villes, de place croissante accordée à la voiture, la végétalisation devient un enjeu majeur. Le covid-19, en nous confinant, a rappelé à chacun combien la connexion à la nature est bénéfique à la santé mentale. En outre, le manque de végétation en ville est une épreuve par temps de canicules, appelées à être de plus en plus fréquentes sous la pression du réchauffement climatique.
Bien conscient de ces enjeux, Hugo Meunier décide en 2015 de fonder à Paris Merci Raymond, en hommage à son grand-père arboriculteur dans le sud de la France. « Au départ, l'entreprise proposait d'installer des potagers sur les balcons des particuliers. Puis elle a répondu à des appels à projets de la Ville de Paris », explique Angélique Mahoney, directrice de l'antenne marseillaise. S'y ajoutent des clients comme le réseau de magasins Bio c'est bon, BNP Paribas, la Station F, des restaurants, des cabinets d'architecture, des espaces de coworking ...
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Merci Raymond s'organise en trois pôles. « Il y a un pôle agriculture urbaine qui porte des projets de fermes urbaines. Un pôle paysage avec la création d'îlots de fraîcheur en ville, pour des particuliers, des entreprises, des collectivités ... Dans des jardins d'entreprise, sur des toits terrasses ... Et enfin, un pôle design végétal qui concerne des espaces intérieurs ». Trois missions entre lesquelles l'activité se répartit de façon assez égalitaire. Avec des interactions entre elles. « Les trois pôles sont liés. Par exemple, sur les projets du pôle paysage, il y a souvent une dimension comestible ». Car le caractère potager d'un espace aide à mobiliser les usagers à qui peut être confié l'entretien d'espaces. D'autant qu'« à travers nos installations, nous voulons renforcer la conscience écologique des personnes. Les sensibiliser à l'importance d'avoir des essences locales. Et leur montrer, par exemple, qu'elles peuvent faire pousser leurs propres herbes aromatiques ».
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