A Marseille, après les émeutes, le tourisme sera-t-il vraiment impacté ?
Laurence Bottero
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... dans le temps long, prendront-elles le pas ? Quid de la capacité de résistance des marques ?
Le tourisme est un secteur fort et fragile à la fois. Fort par son poids dans l'économie de Provence Alpes Côte d'Azur, contribuant pour 13% au PIB régional, générant près de 20 milliards d'euros de dépenses de la part des touristes selon les données du Comité régional du tourisme Sud. Fragile parce que très sensible aux événements capables de le déstabiliser et les exemples récents tels celui de la crise sanitaire le démontrent clairement.
Autant dire que les émeutes de début juillet sont de l'ordre à fragiliser un secteur qui se trouve impacté très rapidement par des événements colportant mauvaise image et manque de sécurité, deux facteurs somme toute primordiaux, surtout vus par le grand international.
Si au lendemain d'un week-end haut en tensions, les responsables économiques et politiques sont montés au créneau pour accorder les aides - financières - notamment, reste que le sujet ne doit pas être vu que dans son immédiateté. Et cela, même si, très opportunément, le ministre de l'économie Bruno Le Maire y est allé de son intervention sur CNN, histoire de précisément porter au grand international, un discours de réassurance.
Garder la mesure, c'est ce que dit précisément le président du Comité régional du tourisme Sud. « Nous avons dénombré 400 commerces vandalisés dans le centre-ville de Marseille et ses alentours, 40 dans les Alpes-Maritimes et aucun dans le Var. Il faut faire attention à l'image véhiculée, à une image négative qui concerne un périmètre très localisé », prévient François de Canson. Rejoint sur ce point par Danielle Milon, la présidente de Provence Tourisme elle aussi inquiète d'une « image abîmée » qui « pèsera sur l'activitédes cafetiers, restaurateurs, commerçants, laquelle se remet à peine des conséquences d'autres crises », la crise sanitaire et les Gilets Jaunes, principalement. Et de craindre des conséquences plus importantes, des cessations d'activité notamment.
Laurence Bottero