A Marseille, la CPME alerte sur les retards de paiement
Rémi Baldy
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Dire que la période économique actuelle est complexe ressemble à un euphémisme. Depuis 2020 et le confinement, les crises s'enchaînent. «
Ç
a continue et personne n'est épargné
», note avec inquiétude Corinne
Innesti, présidente de la confédération des petites et moyennes entreprises des Bouches-du-Rhône (CPME 13).
Dans ce contexte, les TPE et PME sont en effet particulièrement fragilisées. Au milieu de cette « zone grise », l'un des points que soulève particulièrement la confédération est celui de la trésorerie, «
le nerf de la guerre
». Ainsi
30% de ses adhérents dans le département sont «
concernés par des retards de paiement
».
Une situation qui concerne tous les secteurs d'activité indique Corinne Innesti : «
Nous constatons cela dans le bâtiment, ce qui est plus habituel, mais aussi dans les services ce qui est complètement nouveau
». En thé
orie, la loi définit le montant des pénalités par jour de retard. Des règles «
très peu appliquées
» sur le terrain relate la présidente la CPME 13 qui glisse que parmi les retardataires au moment de régler les factures se trouvent aussi les collectivités.
Des retards qui expliquent, dit encore
la CPME, le regain des défaillances d'entreprises. Historiquement bas depuis 2020, et les mesures d'aides aux entreprises qui ont placé l'économie sous perfusion, le nombre de sociétés qui mettent la clef sous la porte revient au niveau d'avant le Covid. «
La différence, c'est que ce qui conduit les entreprises dans cette situation ce sont les défauts de paiement des autres. Ce ne sont pas les chefs d'entreprises qui sont défaillants, mais les autres
», assure
Corinne Innesti
.
Rémi Baldy