Défaillances d’entreprises : dans le Sud, ça résiste encore mais attention au manque de fonds propres
Laurence Bottero
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Liquidations et redressement judiciaires sont depuis trois ans des éléments attentivement regardés, baromètre immédiat de ce qu'est l'économie et donc indicateur de sa (bonne ou moins bonne) santé. Un indicateur qui, sous l'effet du quoi qu'il en coûte, a connu une chute vertigineuse, entretenant, pour une partie artificiellement, une bonne tenue des TPE, PME et ETI.
Mais la période post-crise et son rythme redevenu semblable à celui d'avant ont fait craindre une sorte d'effet rebond soudain et une remontée en flèche des défaillances. Or, force est de constater qu'il n'en a rien été. Jusqu'à présent.
Les chiffres publiés par le cabinet Altarès corroborent cet état de fait. En 2022, Provence Alpes Côte d'Azur s'est particulièrement bien comportée avec un nombre de défaillances qui s'établit à 4.366 soit une augmentation de 37,4% entre 2021 et 2022. Ce qui fait de la région la seconde à être la plus résiliente, l'Île-de-France faisant mieux avec +35,3%, les Hauts-de-France étant, en revanche, la région la plus bousculée avec + 77,1%. Tout cela dans un contexte où la moyenne nationale s'établit à 49,7%.
Des données qui ne surprennent pas - la Banque de France l'a maintes fois répété - les TPE sont secouées et enregistrent 36,5% d'augmentation de redressement et liquidations judiciaires, les PME - de 10 à 49 salariés - l'étant aussi à 60,6% tandis que grosses PME et les ETI reculent de 15,4%.
A l'échelle régionale, Alpes-Maritimes et Bouches-du-Rhône se révèlent être les plus résistantes, affichant respectivement une hausse de 29,6% et de 30,1%, alors que les Alpes de Haute-Provence explosent à 134,9%. Ceci validant cela : les TPE étant plus présentes dans les Alpes alors que les départements du littoral étant le siège des grandes PME ou d'ETI.
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