Les Scop et Scic : antidotes à la perte de sens au travail ?
Maëva Gardet-Pizzo
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« Mon travail a-t-il un sens ? ». Depuis 2020, année du covid-19, la question semble avoir infusé dans les esprits de grand nombre de salariés. En témoignent les nombreux articles sur le sujet. De la Grande Démission aux États-Unis. Aux difficultés de recrutement et de fidélisation des salariés, qui assèchent de nombreux domaines d'activités en France.
Le sens au travail, enjeu majeur de santé publique
». Ils pointent ainsi une perte de sens à l'œuvre depuis les années 1990, poussée par l'émergence d'un management par les chiffres. Un management marqué par de nombreuses réorganisations pour lesquelles les salariés n'ont que peu été consultés, avec notamment la mise en œuvre de process informatisés rigides. Les auteurs de ce texte expliquent notamment que le sentiment de perte de sens au travail allait de paire, entre 2013 et 2016, avec une hausse de 30 % du risque de départ volontaire. Faisant du sens l
e principal
critère de fidélisation,
bien
plus que le salaire. Mais si le manque de sens est un risque pour l'entreprise, il l'est aussi en matière de santé publique, avec un risque de dépression multiplié par deux. D'où, assurent les auteurs, la nécessité de «
redonner du sens au travail
», et d'augmenter «
le pouvoir d'agir
des salariés
sur les conditions, l'organisation et la finalité de travail
».
D
onner du pouvoir d'agir aux salariés, voilà justement l'ambition des sociétés coopératives de type Scop
(Société coopérative de production)
et Scic
(Société coopérative d'intérêt collectif)
.
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Si la genèse des premières remonte au XIXè siècle - on parlait alors plutôt d'associations ouvrières - les secondes naissent en 2000 e
t
impliquent dans leur gouvernance plusieurs collèges représentatifs de leurs parties prenantes
(collectivités locales, bénéficiaires, fournisseurs ...)
.
Maëva Gardet-Pizzo