« Entreprises de l'ESS, nous devons montrer aux jeunes qu'ils peuvent trouver du sens à nos côtés » (Denis Philippe - CRESS PACA)
Maëva Gardet-Pizzo
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Fédérations, coopératives, mutuelles, associations, entreprises d'utilité sociale ... Présente dans tous les domaines d'activité, l'économie sociale et solidaire (ESS) regroupe un large panel d'acteurs aux formes diverses. Ils ont néanmoins un point commun. « Les structures de l'ESS ont une particularité : l'argent n'est pas un but en soi », explique Denis Philippe, président de la Chambre régionale de l'ESS en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'argent est plutôt un moyen de réaliser des actions d'utilité sociale et/ou environnementale, selon des principes de coopération et d'ancrage local.
Dans les régions, cette économie est représentée par des Chambres régionales de l'économie sociale et solidaire. Mais en Provence-Alpes-Côte d'Azur, la Cress préfère se faire appeler Chambre des Entreprises de l'économie sociale et solidaire. « Nous avons fait ce choix afin de montrer que la réalité de l'économie sociale et solidaire, ce sont ses entreprises. Nous avons voulu démontrer qu'il y a une volonté d'entreprendre, et surtout qu'on peut entreprendre dans l'ESS ».
D'autant que depuis 2014, les entreprises peuvent obtenir un agrément qui leur permet de relever du champs de l'ESS. Elles portent alors une vocation sociale et solidaire (environnementale aussi) q doit être combinée à des objectifs de rentabilité, essentielle pour se pérenniser. Des objectifs tout à fait compatibles, assure Denis Philippe. « L'approche est différente. Statutairement, une entreprise de l'économie sociale et solidaire n'a pas à rémunérer d'actionnaires ». Les entreprises de l'ESS sont ainsi conduites à innover pour trouver des modèles économiques qui les rendront « performantes, concurrentielles », capables de « s'imposer sur le marché ».
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Des modèles qui contribuent à créer de l'emploi sur le territoire puisqu'en région, les 12.000 structures relevant de l'ESS emploient 173.000 salariés, soit 13,1 % de l'emploi privé. « On trouve tous les types d'emploi dans l'ESS : on peut être médecin, chirurgien, directeur de centre social. On peut travailler dans le tourisme, dans l'industrie, dans de petites entreprises de proximité ... » Et même les professions libérales, absentes de ce pan de l'économie, se sont mises à « s'organiser dans des formes qui relèvent de l'ESS ».
Maëva Gardet-Pizzo
Sociales et solidaires, performantes et concurrentielles