L'éco-tourisme, ou comment allier économique et social
Irène Frat
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La région est célèbre pour ses villes mythiques, dont Marseille et Nice, sa Côte d'Azur, ses calanques et son arrière-pays, sans oublier son offre culturelle - des musées aux édifices religieux. Mais si, logiquement, elle attire, comment gérer le flot de visiteurs ? Comment s'assurer que l'activité touristique, qui contribue à la prospérité économique, n'endommage pas l'environnement ? Et comment faire pour que touristes et habitants vivent en bonne intelligence ?
-, il déroule son argumentaire. « Selon les études, si l'on fait un ratio par habitant, les touristes consomment trois fois plus d'énergie, deux fois plus d'eau et génèrent 1,5 fois plus de déchets que les locaux », énumère-t-il.
Il s'agit donc d'abord de réduire cette empreinte. Mais encore faut-il que pouvoirs publics et entreprises, dont les groupes hôteliers et les compagnies de croisière, travaillent ensemble. Dans l'objectif de gérer les flux, de promouvoir la sobriété et de mettre en place des infrastructures de transports moins émetteurs
tels les
bus électriques
et les
pistes cyclables...
Concernant les flux, l'analyse des données est essentielle,
affirme
Isabelle Brémond, directrice générale de Provence Tourisme. « Nous avons constatéque
seul 10 % du territoire accueille des touristes, remarque-t-elle.
Nous voulons donc développer certaines zones, dont l'Etang de Berre, qui sont autant de trésors insoupçonnés
. » En outre, Provence Tourisme s'assure déjà que la publicité pour le territoire s'étale sur l'année et évite les pics de fréquentation. Enfin, si elle soutient le système de quotas dans les calanques de Marseille, mis en place il y a deux ans, Isabelle Brémond propose aussi de réfléchir à des choses toutes simples, comme une évolution dans les horaires des musées, pour les élargir jusqu'à 22 heures, l'été, quitte à les fermer aux heures les plus chaudes. « Et pourquoi pas, en plus du CityPass Marseille, qui peut donner accès aux transports en commun et aux musées, utiliser une partie de la taxe de séjour dont s'acquittent les touristes dans les hôtels pour mettre des bicyclettes à leur disposition ? », renchérit Philippe Mangeard.Irène Frat