IA, Campus Cyber, export.. les sujets très tech de risingSUD
Laurence Bottero
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... dépourvues sur le sujet.
LA TRIBUNE - Quel regard portez-vous sur cette édition 2024, par rapport aux précédents CES ?
BERNARD KLEYNHOFF - La fréquentation était moindre que les éditions précédentes. Sur l'ensemble business, par le passé, 300 entreprises participaient, cette année elles étaient 150 entreprises. Mais l'intérêt quand le nombre de visiteurs est moindre, c'est que les contacts sont de meilleure qualité, puisque les exposants et les visiteurs présents sont ceux qui sont réellement motivés et qui ont bien l'intention de capitaliser sur ce CES soit en faisant du business, soit en nouant des liens par exemple avec de nouveaux investisseurs, soit en trouvant des chaînons manquants dans leur chaîne de production. Donc on perd en volume et en quantité mais on gagne en efficacité quand il y a moins de monde.
Business France et son directeur général, Laurent Saint-Martin ont été très présents auprès de la délégation menée par la Région Sud et risingSUD. Ces liens resserrés aident aussi les entreprises désireuses de s'exporter ?
La Région et risingSud travaillent très bien avec Business France. Et cela sur de nombreux sujets, que ce soit l'attractivité des missions à l'étranger, la Team France Export ou la Team France Invest. Cela se matérialise et se vérifie aussi par une proximité très grande entre Laurent Saint-Martin et le président Renaud Muselier et une amitié qui me lie avec Laurent Saint-Martin, ce qui nous facilite les choses.
Dans le discours que vous avez adressé aux startups la veille de l'ouverture du CES, vous les avez enjoints à se comporter aussi comme des visiteurs et pas uniquement comme des exposants.
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C'est d'abord l'occasion de rencontrer d'autres Français. Le CES crée des moments de rencontres privilégiées, avec une démarche de se rencontrer, d'échanger, bien plus qu'on ne peut le faire dans le contexte plus formel d'un bureau. C'est la possibilité aussi de voir comment se comporte le marché qui est le sien, dans d'autres territoires, dans d'autres pays. Cela peut donner des idées pour faire évoluer un produit, imaginer d'autres canaux de commercialisation. Il est donc important que les exposants se comportent aussi en visiteurs. Mais en étant aussi particulièrement vigilants avec les personnes rencontrées, de façon à éviter les mauvaises surprises. Les Asiatiques étaient nombreux. De tout temps, certains visiteurs ont un intérêt différent de ce que l'on peut imaginer. Parfois une discussion démarrée de façon anodine dévoile au fur et à mesure les connaissances pointues des interlocuteurs venus approcher les startups présentes à l'Eureka Park. Tout cela fait partie des éléments de préparation et de coaching apportés aux startups avant le début de la mission. Ces jeunes entreprises n'ont pas le temps de faire de la fantaisie lorsqu'elles sont sur le CES. Le CES est un investissement important pour elles, même si nous les aidons financièrement. Donc il faut capitaliser au maximum.
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