« Une piscine, cela ne consomme pas plus qu’une pelouse » (Gérard Bénielli, Diffazur)
Laurence Bottero
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« Le marché de la piscine se porte bien », confirme Gérard Bénielli. « Il est vrai que la sécheresse a pu poser des interrogations. Mais la piscine n'est pas autant consommatrice que ce qu'on peut le laisser sous-entendre. Une piscine, cela ne consomme pas plus qu'une pelouse. Aujourd'hui, il existe des moyens mis en œuvre, pour consommer différemment », ajoute le dirigeant de Diffazur, l'entreprise créée voici un demi-siècle avec Monique Richard-Bénielli.
Il faut dire que les piscines désormais sont plus raisonnables, « moins grandes et moins profondes », dit le dirigeant, citant des ouvrages désormais profonds d'1,60 mètre là où c'était 2,50 mètres il y a encore quelques années.
Des piscines que la crise de l'eau a mis sur le devant de la scène, voyant même certaines communes refuser des permis de construire. « Interdire des constructions pour des raisons de gestion de l'eau, alors que 20% de l'eau se perd pour cause de réseaux mal entretenus », voilà qui paraît difficilement acceptable pour le président de l'entreprise française. « Je crois qu'il y a une phobie sur la construction et les piscines », pointe Gérard Bénielli.
Si Diffazur est très développée sur son segment BtoC, elle l'est aussi sur son volet BtoB. Car outre le marché des particuliers, elle s'adresse également au marché de l'hôtellerie de plein air. Un marché qui s'est transformé ces dernières années, laissant loin derrière lui l'image de la tente peu solide pour laisser la place à une consommation toute différente du camping, devenu l'une des destinations de voyage de proximité qui a retrouvé un second souffle après la crise sanitaire. L'hôtellerie de plein air qui s'est inscrite comme une alternative à un tourisme lointain ce qui, par effet de ricochet, a un impact sur les installations de loisirs dont les piscines font partie. « Le camping est devenu véritablement de l'hôtellerie et la piscine en est le pôle principal ». De fait, « nous construisons beaucoup de piscines pour l'hôtellerie de plein air, la demande ne faiblit pas, au contraire ».
Laurence Bottero