À Cadenet dans le Vaucluse, une expérimentation de sécurité sociale alimentaire s'apprête à entrer en action
Maëva Gardet-Pizzo
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Nous sommes en 2020 quand Eric Gauthier, membre de l'association Au Maquis, entend parler de sécurité sociale de l'alimentation. Une vidéo d'abord, publiée par l'association d'éducation populaire Réseau Salariat. Puis des articles, ci et là, pour aiguiser sa compréhension du sujet.
Inspirée de la sécurité sociale, la sécurité sociale alimentaire propose, grâce à une système de cotisations, d'allouer à chaque citoyen une enveloppe mensuelle de 150 euros censée lui permettre d'acheter des produits alimentaires conventionnés sur la base de critères définis démocratiquement : qualité nutritive, origine, modes de production, rémunération des producteurs...
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Une approche systémique qui semble apporter une réponse aux limites auxquelles fait face son association, Le Maquis. Née au début des années 2010, celle-ci organise des ateliers au pieds d'immeubles pour favoriser le lien social autour de Cadenet, notamment dans les quartiers populaires d'Apt ou Cavaillon. Des ateliers qui font la part belle aux enjeux d'alimentation saine et durable. Sujet que la structure traite également en soutenant les paysans via le soutien, par exemple, à l'installation d'un magasin de producteurs. « On adore ce que l'on fait. Mais on se rend compte qu'on n'apporte pas de réponses réellement durables », ressent Eric Gauthier.
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