À Marseille, un « marché festif et revendicatif » pour porter la voix de l'agriculture paysanne
Maëva Gardet-Pizzo
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Des drapeaux colorés qui flottent au vent. Des pancartes en carton sur lesquelles s'étalent d
es jeux de mots revendicatifs
. Une basse diffusant des a
irs de
rap
et de
regga
e. Des tracs qui passent de main en main...
En ce vendredi matin
ensoleillé
,
une manifestation anime
la place de la Préfecture de Région, au centre-ville de Marseille. Un classique en ce lieu
qui en a vu d'autres.
Mais aux
typiques
discussions politiques se mêlent
aujourd'hui
des co
nsidérations gourmandes
sur le miel d'un apiculteur du Vaucluse
ou
sur
la cameline que tr
ansforme
une ferme locale
.
Ici, on fait mijoter une soupe
aux légumes de saison
. Là, on découpe un imposant chou-fleur.
«
Je peux vous prendre du houmous ?
» demande une jeune femme
devant
un stand qui propose de s'en servir librement.
V
enus de tous les départements de la région, ils sont plusieurs
maraîchers, apiculteurs, boulangers-paysans
ou encore
vignerons
à
a
voir
pris place
le long des étals de
ce
marché improvisé qui réunit environ 200 personnes.
À
la manœuvre : le pôle InPact PACA qui fédère plusieurs défenseurs de l'agriculture paysanne et solidaire : Ardear Provence-Alpes-Côte d'Azur, les Amap de Provence,
les
Civam
(
Centres d'initiatives pour valoriser l'agriculture et le milieu rural
), la Confédération paysanne, Les Paniers Marseillais, le réseau Bio de Provence-Alpes-Côte d'Azur ainsi que le réseau d'éducation populaire Accueil Paysan.
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V
oulu «
paysan, festif et revendicatif
», ce marché est une réponse aux actions très médiatisées de c
ertains syndicats. A
vec un contraste qui se joue d'abord sur
la forme.
Maëva Gardet-Pizzo