L’industrialisation et les fonds privés, facteurs privilégiés de l’aide au développement en Afrique ?

Laurence Bottero
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L'industrialisation est-elle une réponse mieux adaptée aux besoins de l'Afrique pour accélérer son développement ? Oui répondent 60% des Français interrogés par Opinion Way sur la question d'une aide publique au développement qui céderait la main à des capitaux privés tournés vers l'industrialisation. Un sujet qui est loin d'être neutre pour un continent considéré comme le levier de croissance mondiale des prochaines années.
L'Afrique riche de son potentiel en énergie, en innovation, en capital humain aussi, est très regardée par les investisseurs. Les besoins de financement des infrastructures, propres au développement du continent sont conséquents, à la hauteur des enjeux. Ainsi, la Banque africaine de développement (BAD) a-t-elle injecté 44 milliards de dollars en 7 ans, dédiés aux routes, aéroports, ponts et autres projets ferroviaires. La Banque mondiale, elle, chiffre à 2.400 milliards de dollars par an les besoins des pays africains pour faire face, entre autres, aux défis climatiques.

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De son côté, la France a consacré en 2022 un budget à l'aide publique au développement pour le monde de l'ordre de 15,9 milliards d'euros. Le 22 février dernier, le gouvernement français a officialisé par décret une coupe de 742 millions d'euros dans cette aide publique. Ce qui est de nature à contrarier certains acteurs dont les ONG. Mais l'aide publique n'est pas la seule voie estime Francis Journot. Fondateur de Africa Atlantic Axis, il a développé un programme qui vise l'industrialisation de l'Afrique subsaharienne en moins de 20 ans. Une approche qui vient donc en résonnance avec une aide publique qui, selon lui, n'est pas la bonne réponse aux besoins de cette partie du continent.
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