Un an après son plan Or Bleu, la Région Sud veut faire encore mieux avec moins d'eau
Rémi Baldy
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En un an, le sujet de la gestion de l'eau ne fait presque plus parler de lui. Il faut dire que le contexte est moins tendu sur cette ressource. « L'année est exceptionnellement bonne », souligne Bénédicte Martin, vice-présidente de la Région Sud chargée de l'Agriculture, la Viticulture, la Ruralité et du Terroir. En 2022, les ressources dites stockées - c'est-à-dire lier aux aménagements - et locales - les nappes et rivières - était en situation critique. En 2023, la deuxième catégorie était sous tension. La situation avait débouché l'été dernier à des « états régionaux de l'eau », quelques mois après la présentation « plan Or Bleu ». Une terminologie qui traduit la rareté et la richesse que représente désormais l'eau.
« Notre plan est pensé pour une longue durée, il intègre les changements liés au dérèglement climatique », explique Bénédicte Martin pour souligner qu'il ne faut pas se laisser griser par la situation actuelle. « Avoir une année sereine permet à tous les acteurs de discuter et de travailler sereinement », ajoute-t-elle. Pour la Région Sud, l'équation est complexe car la collectivité n'a pas directement la compétence de l'eau, hormis une mission d'animation et de coordination en matière de gestion . « Nous nous occupons de l'économie, donc cela comprend l'hydro-agricole notamment financé par le fonds européen Feder », défend Bénédicte Martin qui évoque aussi le volet biodiversité.
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