Financement, inclusion... A Aix-Marseille, les défis des start-up provençales
Maëva Gardet-Pizzo
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L'impact. Le terme est parfois galvaudé. Mais pour Julie Davico-Pahin, présidente d'Aix-Marseille French Tech, il n'est, sur le territoire pas un vain mot.
« L'impact est vraiment une spécificité des start-up du territoire de par les thématiques sur lesquelles elles se positionnent ». Et de détailler : « 24 % se situent dans le domaine des greentechs », ces technologies destinées à accompagner la transition écologique, « 16 % dans la santé. Et en troisième place, on trouve 7,5 % de startups dans le tourisme et les industries culturelles et créatives ». Des résultats qui reflètent d'importants liens avec les mondes académique et de la recherche, très actifs localement sur ces thématiques et relativement ouvert à l'univers entrepreneurial. « Aix-Marseille Université, Polytechnique, Kedge Business School ou encore des écoles dans le numérique comme Simplon ou La Plateforme font partie de nos adhérents ». Le numérique et les enjeux d'intelligence artificielle constituant « un pan central dans le monde des start-up ».
Proche des acteurs académiques et de recherche, les start-up du territoire sont également de plus en plus en lien avec les grands groupes. « Au sein de la French Tech, nous travaillons beaucoup sur cet aspect. Nous acculturons les grands groupes et les met en relation avec des start-up capables de répondre à leurs besoins. Personnellement, je trouve que grands groupes et start-up se sont longtemps cherchés mais désormais, les premiers savent parler aux secondes qui leur apportent des briques complémentaires. On voit de plus en plus de collaborations réussies. Ce type de coopération est devenu plutôt naturel ».
Dans cet écosystème qui leur est donc de plus en plus propice, les start-up progressent bien. En 2023, elles affichaient ainsi un chiffre d'affaires moyen de 2,2 millions d'euros et une croissance moyenne de 95%. Et 80 % d'entre elles, ont créé 1.149 emplois.
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Côté financement, 73 millions d'euros ont été levés au total sur l'année, avec des tours de table moyens de 4 millions d'euros. 62 % des jeunes pousses ayant eu recours à au moins une levée. Avec une difficulté que tient toutefois à souligner Julie Davico-Pahin : l'accès aux fonds d'amorçage. « Il existe vraiment un gros trou dans la raquette à ce niveau-là. Cela freine leur croissance et nous prive de la création de champions sur le territoire ».
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