Midem veut devenir le Davos de l’industrie musicale
Gaëlle Cloarec
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Midem cherche la bonne formule pour redevenir le haut lieu de l'industrie musicale qu'il a longtemps été. Créé en 1967, en déclin depuis le début des années 2010, abandonné après une édition digitale 2020 morose, le grand rendez-vous mondial de la musique entend bien, enfin, renaître de ses cendres. Voir plus, si l'on en croit l'ambition affichée par la ville de Cannes, propriétaire des 24 marques qui composent l'événement en France et à l'international, cédées en 2022 pour la somme symbolique de 10.000 euros HT par RX France. Laquelle s'est associée pour cette édition 2025, programmée du 29 au 31 janvier, à Live Nation, organisateur de spectacles et de concerts, dont le siège social est basé à Beverly Hills.
Il faut dire que les deux éditions précédentes dites « de préfiguration », conçues et déployées par le groupe de relations publiques Hopscotch, assisté par l'agence Panda Events, organisatrice des Plages électroniques de Cannes, ont montré les pistes à suivre pour sortir l'événement de l'ornière surannée dans lequel il végétait. « Le Midem n'a pas su prendre en compte les mutations du secteur, en particulier l'importance croissante de l'économie du Live. Celle-ci représente au niveau mondial plus de 33 milliards de dollars de revenus contre 28,6 milliards de dollars pour la musique enregistrée. Nous ne pouvons plus laisser de côté ce pan entier de l'industrie », analyse Régine Resbeut, conseillère Grands Projets auprès du maire de la Ville, David Lisnard. Dans ce cadre, l'association contractuelle pour un an avec Live Nation, en tant que co-réalisateur de l'événement, a des arguments pour convaincre. Partie prenante de l'univers musical mondial, son cœur d'activité réside dans l'organisation de concerts et de festivals. « Ils ont un réseau que nous n'avons pas et sont en mesure d'attirer des têtes d'affiches. » Musicales évidemment, mais pas seulement.
Gaëlle Cloarec