MidEm+, une stratégie d’incubation de l’industrie musicale réussie ?
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
Laurence Bottero
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DR
En moins de 5 ans, l'industrie musicale a profondément muté et cette mutation se poursuit, s'ancre même, ainsi que le démontrent, entre autres, les chiffres publiés voici quelques semaines par l'IFPI, la fédération internationale de l'industrie phonographique. Ainsi, si en 2023, le temps d'écoute de la musique a progressé, atteignant en moyenne 20,7 heures par semaine (contre 20,1 heures par semaine en 2022) les modes de consommation aussi deviennent plus nombreux et pas moins de sept méthodes différentes d'écoute sont utilisées par ces mêmes consommateurs, souligne l'IFPI. L'étude qui confirme la progression du streaming audio, tiré par l'abonnement, 73% des consommateurs y ayant accès via des services légaux.
Un streaming audio qui a redéfinit les codes de l'industrie. Plébiscité pour sa capacité à offrir un catalogue de titres à tout moment, sans interruption publicitaire, il est majoritairement intégré dans les habitudes de consommation des jeunes générations.
Ce bouleversement, le Midem l'a vu poindre. Né à la fin des années 60, l'événement s'est imposé au cours du temps comme le rendez-vous réunissant toute l'industrie du disque. Une sorte de Festival de Cannes de l'industrie musicale. Sauf que l'émergence du streaming a modifié les habitudes de consommation et de fait les modèles économiques... Une sorte d'effet domino qui va profondément remettre en cause l'existence du Midem dans sa version originelle.
À lire également
C'est fin 2022 que la Mairie de Cannes et le Palais des Festivals, repreneurs de l'événement, s'associent au producteur d'événements Panda Events, implanté aussi sur la Côte d'Azur, à l'agence de communication Hopscotch pour redessiner les contours d'un nouvel événement, plus en phase avec ce qu'est l'industrie, ce qui l'amène à embarquer dans l'aventure la marketplace française de musique NFT, Pianity.
Laurence Bottero