Seule ferme de micro-pousses en aquaponie de France, La Pousseraie cherche foncier

Laurence Bottero
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Elle a fait le choix de l'aquaponie - un équilibre entre plantes et poissons - quand la plupart des fermes urbaines ont plutôt opté pour l'hydroponie. Une technique ancestrale que La Pousseraie a transposé à la ferme verticale avec pour objectif de produire des micro-pousses, ces bébés aromatiques très prisés des chefs culinaires et qui ne viennent pas seulement décorer l'assiette mais aussi renforcer la sensation gustative. Une nouvelle façon de faire de l'agriculture sans recours aux produits chimiques qui prend peu à peu sa place en France. Mais si la volonté de construire une souveraineté alimentaire tricolore est forte, le passage de l'intention à la concrétisation n'est certes pas un long fleuve tranquille.
Nichée au cœur de Nice, La Pousseraie a très vite été confrontée au sujet. « Nous nous sommes rendus compte que nous n'entrions dans aucune case et dans toutes les cases à la fois », raconte Juliette Willier, qui co-fonde la jeune entreprise avec Damien Willier et Blanche Duncombe en 2021.
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Si elle cible un marché BtoB spécifique - ses clients sont les chefs de restaurants haut-de-gamme de la Côte d'Azur - La Pousseraie voit néanmoins ses besoins en foncier très vite progresser. Un premier déménagement il y a un an lui permet d'occuper 400 m2 au cœur de Nice. Mais la demande continue d'être plus importante encore, autant en volume qu'en variétés. Ainsi, à côté de la capucine, de la tagète ou de la coriandre, les besoins exprimés s'orientent « vers des aromatiques rares comme la feuille d'huître ou la plante à fromage », témoigne Blanche Duncombe. En six mois, La Pousseraie est déjà à l'étroit.
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