Coincée entre la France et Monaco, comment Beausoleil pense son aménagement

Laurence Bottero
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Rien ne sépare, ou presque, Beausoleil de Monaco. Tout juste une frontière, invisible, qui distingue la commune française de la Principauté monégasque, la première, de fait, s'enroulant autour de la seconde. Une particularité qui aurait pu faire, par facilité, de la commune française de 14.000 habitants une cité-dortoir de la Principauté, forte d'une population de 36.000 personnes. Or, Beausoleil a opté pour une stratégie tout autre : freiner la dynamique de construction débridée et privilégier la mobilité douce.
Ce que confirme le nouveau Plan local d'urbanisme (PLU) adopté fin octobre et qui limite les constructions, ne respectant que celles strictement exigées par la loi SRU. Un PLU qui par ailleurs sanctuarise 131 hectares de zones naturelles, soit 16,5 hectares de plus que le plan local d'urbanisme précédent, alors que dans le même temps, les zones constructibles concernent 140,7 hectares, en diminution de 11 hectares. À cela, s'ajoute la création de 7 hectares de zones agricoles. Et pour finir d'enfoncer le clou, ce même PLU supprime 12,31 hectares de zones à urbaniser.
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« Notre objectif n'est pas de construire à tout va », confirme le maire (SE) de Beausoleil, Gérard Spinelli réélu depuis 2008 sans discontinuer après un premier mandat en 1989. Un Premier magistrat fervent défenseur par ailleurs de la loi SRU - « on doit faire du logement social face à la perte du pouvoir d'achat et à l'augmentation de la pauvreté » - mais qui estime que le système d'attribution devrait être majoritairement piloté, à 70%, par les maires, ce qui n'est pas le cas actuellement.
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