Pourquoi Marineland jette l’éponge
Gaëlle Cloarec
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Marineland, qui a longtemps été le premier employeur saisonnier des Alpes-Maritimes, fermera ses portes début 2025.
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Marineland, qui a longtemps été le premier employeur saisonnier des Alpes-Maritimes, fermera ses portes début 2025.
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Marineland, c'est fini. Selon l'annonce tombée ce 4 décembre, le premier parc marin d'Europe prévoit de fermer ses portes à compter du 5 janvier prochain. La nouvelle en elle-même n'a rien de surprenant, le sort du parc était scellé depuis le vote de la loi du 30 novembre 2021, interdisant les spectacles des cétacés. Ce qui l'est plus, c'est le timing, un an avant sa mise en vigueur fixée au 1er décembre 2026. « Il n'y a de toute façon pas de bon moment, indique la direction du parc. La loi nous contraint, il est donc de notre responsabilité d'anticiper les conséquences de cette interdiction sur lesquelles nous alertons en vain depuis septembre 2020. » Et ainsi limiter la casse d'un modèle économique devenu intenable, dans un contexte de net recul de la fréquentation et de prise de conscience du bien-être animal.
Avec cette fermeture annoncée, c'est une institution emblématique de la Côte d'Azur qui va tirer sa révérence. Né en 1970, Marineland s'étend sur un site de 25 hectares à Antibes, où cohabitent plusieurs parcs à thème, plus de 3.000 animaux de 40 espèces différentes et un hôtel resort 3* de 90 chambres. Une centaine de personnes y travaille à l'année, 600 en saison estivale, 800 si l'on compte les emplois indirects. Ce qui en a fait pendant très longtemps, le premier employeur saisonnier des Alpes-Maritimes.
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En 2014, date du rachat du parc par le groupe espagnol Parques Reunidos, 1,2 million de visiteurs arpentaient ses allées. Mais les inondations d'octobre 2015 ont brutalement freiné l'élan se traduisant par une année 2016 quasi blanche où il a fallu effacer les stigmates de la catastrophe. L'épisode Covid n'a rien arrangé à l'affaire, soumise qui plus est au feu permanent des associations de protection animale. La législation a donc porté le coup fatal. En 2023, il n'était plus que 425.000 visiteurs à assister aux spectacles des orques et dauphins.
Gaëlle Cloarec