L’intérim aborde 2025 avec méfiance
Gaëlle Cloarec
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Les chiffres sont têtus : -4,7% en Île-de-France, -10,6% en Centre Val-de-Loire, -8,6% en Auvergne-Rhône-Alpes. En octobre 2024, selon le dernier baromètre Prism'Emploi disponible à l'heure où nous publions, l'emploi intérimaire a poursuivi sa chute, inexorable, entamée au mitan de l'année 2023. Seule région à limiter la casse, Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec un très léger rebond de +0,8% par rapport à octobre 2023. Si l'on élargit la focale aux 10 premiers mois de l'année 2024, le recours à l'emploi intérimaire y stagne, à -0,1%, quand il se rétracte de -6,7% au national. Une particularité territoriale qui n'a toutefois pas valeur d'augure.
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Si le Sud s'en sort mieux, c'est principalement dû à son tissu économique, composé à 90% de TPE-PME et peu industrialisé, en tout cas moins qu'ailleurs. « La région ne dispose pas ou peu de gros bastions industriels, de grands donneurs d'ordres. Or ce sont l'industrie d'une part et les marchés de grands volumes de l'autre, notamment dans le tertiaire, qui ont nettement ralenti le recours au travail temporaire, utilisant celui-ci comme la variable d'ajustement qu'il est », note Fabien Dupas, directeur général d'Ethic, branche RH nouvellement constituée du groupe Ippolito, basé dans les Alpes-Maritimes, avec l'acquisition cet été des agences d'intérim T'Plus (insertion) et Ethic Interim (généraliste).
Gaëlle Cloarec