Dans le Sud, les besoins en recrutement confirment la mutation de l’économie
Laurence Bottero
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Pour une fois, Provence Alpes Côte d'Azur ne fait pas différemment de la tendance nationale. Et à l'instar d'autres indicateurs économiques, c'est un retour au niveau d'avant-crise qui se produit aussi pour les besoins en main d'œuvre. C'est ce que souligne, entre autres, le rapport annuel publié par France Travail, lequel porte a 247.600 exactement les intentions d'embauches des entreprises implantées dans le Sud. Une donnée en recul par rapport à l'année précédente, plus élevée alors de 30.000 intentions. Une situation qui reflète exactement le comportement de l'économie, qui, post crise sanitaire, a encaissé de nouveaux soubresauts dont les difficultés d'approvisionnement et les tensions géopolitiques, ce qui a obligé à une adaptation au plus près, gelant parfois des perspectives de recrutement en attendant une dynamique plus favorable.
« Nous revenons à une normale pré-Covid », confirme d'ailleurs Pascal Blain. Le directeur régional de France Travail estimant que « nous restons dans une bonne dynamique, avec un nombre de demandeurs d'emploi qui baissent plus vite dans notre région, qu'ailleurs. Les nouvelles sont bonnes, compte tenu du contexte économique ».
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Le recrutement, en revanche, semble toujours difficile ou en tout cas, reste perçu comme tel, 62% des entreprises interrogées le ressentant ainsi. « C'est un sujet de questionnement pour les entreprises » reconnaît Pascal Blain qui tient cependant à souligner le niveau d'engagement des jeunes toujours aussi élevé, malgré ce qui est souvent commenté, sur cette part de la population parfois taxée de ne pas vouloir travailler. « Le vrai sujet c'est quelle est la place du travail aujourd'hui en France ? Les salariés recherchent autre chose. Et les entreprises font des efforts en ce sens, en travaillant l'attractivité des offres, le sens de l'action, l'aménagement du temps de travail, leur capacité d'inclusion... Ce qui vaut aussi pour l'emploi public, qui représente 22% de l'emploi total et qui a travaillé sur son attractivité ».
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