Dans le Sud, le tourisme déploie une stratégie « industrielle »

Laurence Bottero
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Le tourisme est un pilier presque naturel de l'économie de Provence-Alpes-Côte d'Azur tant il est intrinsèquement lié aux atouts géographiques du territoire. De fait, avec des retombées économiques évaluées à 21 milliards d'euros et une part du PIB qui s'élève à 13%, le secteur confirme logiquement son empreinte, que viennent encore conforter les données relatives à la fréquentation enregistrée l'an dernier, en croissance de 3%, faisant de 2024 la nouvelle année de référence.
Mais tous ces bons résultats ne doivent pas être l'arbre qui cache la forêt. Car le secteur fait aussi face à des enjeux. Comme celui du logement des saisonniers, un vrai Talon d'Achille, qui, non résolu, viendra rapidement impacter la machine bien huilée. Si à Nice une Maison des saisonniers verra le jour en 2027, portée par l'UMIH Nice Azur et Alpes, le dispositif de soutien financier aux communes et groupement d'employeurs via une subvention de 20.000 euros par lit, abondé par la Région Sud, a pour objectif de contribuer à faire sauter ce verrou.
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Autre enjeu, celui de la montée en gamme. Si depuis trois ans, les investissements se sont multipliés, notamment à Nice avec de nouveaux hôtels orientés luxe et l'arrivée, entre autres, de l'Anantara Plaza, du Victoria ou du Couvent, la capacité à investir est un passage obligé pour conserver le leadership, estime le président du Comité régional du tourisme Sud, rappelant les 106 hôtels 5 étoiles pour 5.300 chambres que compte le territoire ainsi que ses 9 palaces. « Nous savons que la montée en gamme fait progresser le tourisme. Ceci est une tendance que nous observons chez nos concurrents, comme l'Espagne », concurrent sérieux qui « accueille moins de touristes mais enregistre davantage de recettes, les vacanciers restant plus longtemps ». Une montée en gamme qui concerne aussi l'offre d'hôtellerie de plein air dont le nombre de nuitées atteint 17,5 millions, en croissance de 6%.
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