A Osaka, le CEA veut donner « le goût de la France »
Gaëlle Cloarec
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A l'Exposition universelle d'Osaka 2025, il n'y a pas que le luxe qui règne en majesté sur le Pavillon France. Aux côtés de LVMH, d'Axa ou du laboratoire Ninapharm, spécialiste de l'antivieillissement, présent au Japon depuis une vingtaine d'années, la fondation d'utilité publique Tara Océan et le Commissariat à l'Energie Atomique et aux Energies Alternatives (CEA) ont eux aussi choisi de prendre leurs quartiers sur l'île artificielle de Yumeshima, terre d'accueil de l'évènement planétaire. Dont la thématique « concevoir la société du futur, imaginer notre vie de demain » est ambitieuse. A cet égard, chacun y va de son message : la préservation de l'Océan pour la première, l'atome et ses innovations pour le second. « Il s'agit de donner le goût de la France et de la science », souligne Marie-Ange Folacci, porte-parole de l'organisme de recherche. Plus globalement, explique Jacques Maire, président de la Cofrex et commissaire général pour la France de l'Exposition Osaka 2025, « nous cherchons à recréer auprès du public japonais le réflexe France, qui s'est un peu perdu avec les nouvelles générations ».
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Au regard des premiers chiffres avancés, l'Hexagone n'a visiblement pas perdu toute son aura. La fréquentation quotidienne du pavillon tricolore dépasse à ce jour les 25.000 visiteurs, essentiellement grand public. L'objectif des 3 millions sur les 6 mois d'exposition - elle se tient jusqu'au mois d'octobre - sera certainement franchi si le flux d'entrée reste sur la même dynamique. Soit 60 personnes toutes les 100 secondes. Un « free-flow » qui constitue un défi d'ampleur pour les exposants. Du côté de Tara Océan, qui est soutenu par Axa, on a choisi l'artiste plasticien Jean Jullien et son univers pop culture pour sensibiliser à la protection de l'océan. « Nous sommes parti sur un narratif d'entrée axé sur le poisson, une des bases de la nourriture nippone. Au Japon, la mer loisirs n'existe pas ou peu, elle se consomme, d'où la nécessité de la préserver », résume Romain Troublé, directeur général de la fondation qui a déboursé 200.000 euros, sur un budget total de 450.000 euros, pour participer à l'exposition. Au CEA, le choix s'est porté sur la diffusion d'un film immersif présentant quatre grandes innovations dont Iseult, l'IRM le plus puissant du monde, ou encore le tokamak West qui est parvenu à maintenir un plasma de fusion pendant plus de 22 minutes le 12 février. « L'objectif de cette exposition n'est pas tant la notoriété que le renforcement de la coopération qui lie le CEA à ses partenaires académiques et industriels japonais depuis plus de 50 ans », relève Marie-Ange Folacci.
Gaëlle Cloarec