En marge de la Conférence des Nations Unies sur l'Océan, qui s'ouvre ce lundi à Nice, 235 maires et représentants de collectivité, venus de 60 pays, ont phosphoré durant deux jours sur le sujet qui les rassemble tous : l'adaptation de leur territoire à la montée des océans. Une problématique qui a du mal à percer le mur du son si l'on se réfère aux différents plans d'adaptation au changement climatique élaborés ces dernières années. Seuls 15% prennent en compte les effets de la montée des eaux et près de la moitié d'entre eux ne sont pas mis en œuvre. C'est peu face au milliard de personnes qui sera exposée aux conséquences de l'élévation du niveau de la mer d'ici à 2050. En France, une étude parue en 2024 et signée du Centre d'études et d'expertise sur les risques, l'environnement, la mobilité et l'aménagement (Cerema) estime à 50.000 le nombre de bâtiments économiques et à 450.000 le nombre de logements affectés par l'érosion marine en 2100 si rien n'est fait. La Coalition Ocean Rise et Coastal Resilience lancée le 7 juin à l'occasion du premier Sommet des villes côtières, régions littorales et états insulaires, vise donc à placer ce sujet au centre de la table des gouvernements nationaux et des grandes négociations climatiques.