Dans le Sud, le marché du « small cap » performe et le BTP en profite
Gaëlle Cloarec
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L'année 2024 a déjoué les pronostics. Malgré une forte instabilité politique, la dégradation de la note souveraine de la France et d'importantes incertitudes fiscales, le marché du « small cap » a tenu la rampe. Mieux, si l'on se réfère au panorama annuel d'In Extenso Finance des cessions et acquisitions de PME, avec 1 226 transactions d'entreprises valorisées entre 1 et 50 millions d'euros, en progression de 27% par rapport à 2023, il a dépassé les niveaux atteints lors de l'euphorie post-Covid de 2021. « C'est une belle année, disparate, mais belle, analyse Bernard Cendrier, associé In Extenso Finance. Si les transactions ont clairement marqué le pas après la dissolution, elles se sont très bien tenues le reste du temps en dépit des aléas conjoncturels et politiques auxquels les TPE et PME sont moins sensibles. » Ceci expliquant cela.
Cette effervescence a marqué tout l'Hexagone, en particulier la région Provence Alpes-Côte d'Azur qui, avec 89 opérations et un volume en hausse de 20%, monte sur la troisième place du podium, derrière les inébranlables Île-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes. Le segment des petites valorisations, celles comprises entre 1 et 15 millions d'euros, a pris le lead avec 71 transactions, en croissance de 37% sur un an. Signe que le marché local attire de plus en plus d'investisseurs à la recherche d'opportunité, et ce dans trois grands secteurs principalement : les services aux entreprises et aux particuliers (22 opérations), les Technologies, Médias, Télécommunications (21 opérations) et, à la différence des autres régions françaises, le BTP. Ce dernier, avec 10 opérations valorisées à 17 millions d'euros, surpasse le secteur des biens d'équipements qui y totalise 7 opérations pour 13,6 millions d'euros.
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« Les transactions du BTP ont été principalement tirées par le bâtiment, notamment par les travaux de rénovation et de réhabilitation, relève Bernard Cendrier. C'est un segment qui fait actuellement l'objet d'une consolidation active. » Il s'agit en effet pour les entreprises du secteur d'étendre leur palette de compétences pour répondre à une tendance structurelle qui veut que les donneurs d'ordres privilégient dans leur appel d'offres les macro-lots à la myriade de petits lots. « C'est un mouvement national qui constitue le principal moteur de la consolidation dans le secteur du second œuvre. » Et qui se confirme en 2025. En témoigne les récentes acquisitions du groupe Provençale de Peinture, basé à Miramas (Bouches-du-Rhône), par la holding francilienne Renovia, et du montpelliérain Midi Etanchéité Façade par le marseillais Alpha Group. L'autre raison de cette consolidation tient à l'ampleur de certains chantiers de rénovation qui suppose d'avoir une taille significative pour répondre à des marchés de plusieurs millions d'euros.
Gaëlle Cloarec